L’objectif du PDG de SFR est “d’être aussi puissant qu’Orange”, mais à moindre coût

L’objectif du PDG de SFR est “d’être aussi puissant qu’Orange”, mais à moindre coût
Alors que les rumeurs de rapprochement entre SFR et Numericable vont bon train, Jean-Yves Charlier, une fois n’est pas coutume, a encore balayé les rumeurs d’un revers de la main. C’est à l’occasion 2013 du Digiworld de l’Idate que le PDG de SFR s’est exprimé sur l’avenir de l’opérateur au Carré Rouge.
 
Si la rupture entre médias et télécoms est confirmée par Vivendi, que l’entrée en bourse de l’opérateur se précise, le dossier Numericable "n’est absolument pas à notre agenda" affirme le PDG de SFR.
 
La question d’une fusion avec un autre opérateur n’est pas sur les tablettes du PDG de SFR, même s’il estime que "la question de l’existence de quatre opérateurs sur le marché français se pose. La consolidation doit être perçue comme nationale, car notre industrie est nationale. Pour autant, nous n’avons pas besoin de nous adosser à qui que ce soit pour mener à bien notre stratégie. Nous avons tous les moyens pour mener à bien nos ambitions".
 
Si l’opérateur au Carré Rouge s’est retrouvé dans une situation difficile, l’objectif de Jean-Yves Charlier est "d’être aussi puissant qu’Orange, mais avec une structure de moindre coût".
 
Une situation qui selon le PDG de SFR passe par la fibre optique et la 4G : "nous sommes devant un mur d’investissements, dans le fixe avec la fibre, dans le mobile avec la 4G et pourtant nous maintenons notre niveau de dépenses à 1,6 milliard d’euros par an."
 
Des investissements qui peinent à être valorisés financièrement par l’opérateur qui met en cause les Over The Top : "déployer pour déployer ne sert à rien à l’heure où les acteurs OTT aspirent la valeur. D’où notre stratégie de proposer des contenus riches associés aux offres comme les Extras pour la 4G ou encore d’innover comme avec notre box TV sous Android que nous venons de lancer."
 
SFR annonce avoir ainsi séduit 600 000 abonnés 4G, mais attend plus des pouvoirs publics regrettant l’absence de rôle moteur de l’État et de l’ARCEP : "il faut un environnement réglementaire stable, équilibré entre la volonté consumériste et la préservation de l’industrie, qui récompense l’investissement".
 
Source : Zdnet