ZTE objectif France ! L’équipementier adhère à la FIRIP pour séduire les collectivités locales

 
Interrogé par nos confrères de Silicon.fr Antoine Jia, directeur commercial Entreprise et Collectivités au sein de ZTE, évoquent l’objectif pour ZTE de rentrer en temps qu’équipementier sur les réseaux français.
 
Présent en ce moment au salon des maires qui a lieu porte de Versailles jusque jeudi, ZTE mise sur les collectivités territoriales pour percer sur le marché des Réseaux d’Initiatives Publiques (RIP). Son adhésion à la FIRIP, Fédération des Industriels des Réseaux d’Initiative publique n’est pas anodine :
 
"C’est une occasion idéale pour nous de mieux connaitre ce secteur et de trouver les bons partenaires pour la construction de RIP. Le Salon des maires constitue par ailleurs un lieu idéal pour trouver une opportunité de travailler avec les collectivités."
 
ZTE compte ainsi se positionner sur le marché du très haut débit en travaillant sur des avant-projets dans les domaines de la santé avec des solutions d’appareils de mesures corporelles. L’équipementier investi également les thématiques du transport en ville, de l’environnement, l’énergie, la santé, l’éducation, le tourisme, la sécurité, la logistique afin de séduire les collectivités qui pourraient faire appel à eux dans le déploiement des réseaux à très haut débit.
 
Une situation difficile pour Antoine Jia étant donnée la situation de l’équipementier français Alcatel Lucent : "Alcatel-Lucent constitue un frein en tant qu’entreprise française. Enfin, l’article R226 du code pénal dans le cadre de la loi sur la sécurité est très restrictif pour nous. En France, la place est prise, car les opérateurs ne vont pas choisir deux équipementiers asiatiques comme fournisseurs."
 
Ils sont notamment accusés de pratiquer un système de subvention par le gouvernement chinois leur permettant de pratiquer des tarifs ultra-compétitifs. Si le gouvernement français avait menacé d’interdire ces équipementiers comme ZTE et Huawei, ils étaient également sous la menace de taxes par la Commission Européenne.
 
Sur le marché du mobile, ZTE estime qu’il aura également une fenêtre de négociation d’ici 3 ou 4 ans et se prépare qu’il pour "le prochain train" des négociations "avant celui de la 5G."