Polémique sur la 4G de SFR et Orange : Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, enfonce le clou

Polémique sur la 4G de SFR et Orange : Alain Bazot, président de l’UFC Que Choisir, enfonce le clou
 
Nouveau round dans le bras de fer entre les opérateurs et l’UFC-Que-Choisir. Après les réactions d’Orange et SFR, Alain Bazot président de l’association de consommateurs est monté au créneau sur son blog pour dénoncer l’attitude des opérateurs. Il estime ainsi que les opérateurs "répondent à tout… sauf aux critiques soulevées dans notre étude. Ils ne réfutent donc aucun des points qui ont justifié le dépôt d’une plainte par l’UFC Que Choisir !"
 
La semaine dernière, l’association de consommateurs dénonçait "un intolérable décalage entre la communication des professionnels et les réelles prestations vendues aux consommateurs." En cause une étude réalisée par un prestataire de l’UFC Que Choisir, concernant le taux de couverture 4G des opérateurs à Paris. Avec 66 483 mesures sur 80% de la voirie parisienne, l’UFC notait pour SFR et Orange un taux de couverture bien en deça des données annoncées par les opérateurs incriminés.
 
Orange s’était étonné des résultats de l’étude quand SFR évoquait une "transparence" de sa communication sur la technologie LTE-Dual Carrier déployée sur le territoire. Pour Alain Bazot, "Orange fait semblant de ne pas comprendre." Concernant SFR, le président de l’UFC que choisir réitère ses griefs : "la confusion entretenue par l’opérateur est bien peu compatible avec une information sincère des consommateurs."
 
Il met surtout l’accent sur la fracture numérique qui pourrait se creuser autour de la 4G. Alain Bazot évoque une "discrimination 4G des villes/4G des champs" qui se fera "davantage sentir quand la 4G sera déployée dans les zones moins denses". Il dénonce ainsi une 4G "bien garnies" dans les grandes villes grâce à un déploiement en 2600 MHz et un débit moindre pour les zones moins denses qui ne seront couvertes qu’en 800 MHz.