Les ambitions d’Iliad sèment le doute

Selon La Tribune, Free n’a pas 3 à 4 milliards d’euros nécessaires pour financer un réseau de téléphonie mobile. Pour certains, sa candidature n’est qu’un coup de poker.

En effet, l’investissement dépasserait les 2 milliards d’euros auxquels il faut ajouter le coût de la licence 619 millions d’euros – prix fixé en 2001 -. 

Cette somme serait difficile à obtenir pour le groupe Iliad. L’opérateur pourrait emprunter encore 1 milliard d’euros. Mais, ajoute le journal, Xavier Niel, s’il accepte de réduire sa participation dans le groupe de 67% à un peu plus de 50%, pourrait augmenter le capital ce qui permettrait de lever de 700 à 800 millions supplémentaires. Mais cela serait encore insuffisant.

A ce titre, La Tribune conclut que soit Iliad va s’allier avec un partenaire financier ou industriel, soit c’est un coup de poker. Laisser penser qu’il pourrait concurrencer frontalement les trois opérateurs mobiles installés est une excellente tactique si le groupe veut négocier un accord de MVNO dans des conditions tarifaires optimales.

Reflexion UF : Sachant qu’Iliad a toujours privilégié la croissance organique afin de favoriser et développer ses propres offres, il apparaît peu probable que cela soit un coup de poker pour devenir mvno. On peut faire confiance à Iliad pour négocier fermement cette licence et les conditions de déploiement sachant qu’il arriverait avec plus de 10 ans de retard sur ses concurents. A ce titre, des accords pourraient éventuellement être conclu pour qu’une utilisation des sites existants soit possibles dans les zones moins denses afin de se concentrer sur les zones à fortes densités dans un premier temps.

Source : La Tribune papier.