Tensions sociales au Free Center de Paris

Tensions sociales au Free Center de Paris
Le Syndicat SUD dénonce, dans La Tribune, les conditions de travail dans le Free Center de Paris et le licenciement de quatre salariés. Selon les syndicats, Free aurait procédé arbitrairement à ces licenciements suite à deux lettres envoyées au Président d’ Iliad Cyril Poidatz, en février et mars 2013, qui dénonçait les conditions de travail, notamment des incohérences au niveau des procédures informatiques internes, et réclamaient une hausse de salaire. L’opérateur dément de son côté en indiquant qu’il s’agissait de licenciement pour faute grave.
 
Patrick Ackermann, délégué Sud des activités postales et télécoms explique àLa Tribune qu’en « avril dernier, les employés du Free Center ont écrit au directeur d’Iliad pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer une hausse de leurs salaires. Les responsables de la boutique ont alors organisé une véritable "chasse aux sorcières" pour trouver les personnes à l’origine de la mobilisation. Ils en ont désigné quatre et les ont ensuite licenciées pour faute grave sous de faux prétextes »
 
 
De son côté, Fabien Clairet, représentant Sud du Free Center, déplore la façon dont se sont passés ces licenciements : "Ils ont été accusés d’avoir truqué les tickets clients et ils ont été remerciés. Chaque client qui vient au magasin correspond à un ticket temps. Les vendeurs ne doivent pas rester plus de sept minutes avec la même personne. Le but étant d’en recevoir un maximum dans la journée. Lorsque l’on prend une pause pour passer un coup de fil ou pour transférer un dossier à un collègue, on stoppe le compteur du ticket pour ne pas être pénalisé. Si le salarié est trop lent, cela se répercute directement sur ses primes. La direction a estimé que ces quatre employés avaient stoppé injustement leurs tickets. Elle n’a pas cherché à savoir pourquoi !"
 
Les salariés et SUD ont décidé de poursuivre le groupe aux prud’hommes pour "licenciements abusifs". De son côté Free a assuré que le groupe allait continuer à "porter (ses) efforts pour réduire ces incohérences" techniques.
 
Source : La Tribune