« On peut empiler les niveaux hiérarchiques sans souci, car c’est le client qui paie » estimait SFR avant l’arrivée de Free Mobile

« On peut empiler les niveaux hiérarchiques sans souci, car c’est le client qui paie » estimait SFR avant l’arrivée de Free Mobile
 
Le magazine Capital a publié un dossier très intéressant sur les raisons de la dégringolade de SFR depuis l’arrivée de Free Mobile. L’opérateur au Carré Rouge a fait valser les patrons, les tarifs et ses stratégies, sans pouvoir réellement faire face au bulldozer Free Mobile, alors qu’Orange et Bouygues s’en sortent mieux.
 
infographie : Capital
 
Capital explique que « c’est presque un cas d’école. Ou comment un grand groupe, habitué des années durant à vivre de sa rente – la bande des trois fut condamnée en 2005 pour entente illicite, et SFR et Orange à nouveau fin 2012 pour pratiques anticoncurrentielles – se montre incapable de se réformer quand la vraie concurrence arrive ». Le magazine rapporte que SFR a longtemps raisonné comme au temps de la Générale des eaux (devenue Vivendi) : « on peut empiler les niveaux hiérarchiques sans souci, car c’est le client final qui paie ». Un ingénieur de SFR arrivé en 2006 dénonce ainsi à Capital : « On a eu ce qu’on méritait. La boite gagnait beaucoup d’argent et elle s’est installée dans un certain confort ».
 
Ce manque de réactivité de la part de SFR et cette difficulté à s’adapter à la nouvelle donne ont été durement sanctionnés puisque l’opérateur a perdu 800 000 clients en 2012. L’année 2013 a mieux commencé, avec le gain de 257 000 clients, grâce une baisse des prix et des offres promotionnelles.
 
Vous pouvez découvrir l’intégralité de ce dossier de 3 pages dans le magazine Capital de juillet.