David El Fassy (FIRIP): « il faut que les opérateurs s’engagent à ne pas faire concurrence aux RIP »

David El Fassy (FIRIP):  «  il faut que les opérateurs s’engagent à ne pas faire concurrence aux RIP »

David El Fassy, président d’Altitude Infrastructure et membre de la Fédération des Industriels des Réseaux D’initiative Publiques revient dans le Journal des Télécoms sur le pilotage des la mission très haut débit par le gouvernement.

S’il est plutôt satisfait du plan Très Haut Débit et de son pilotage, il se montre sceptique sur les sujets du VDSL 2, de l’expiration du cuivre et demande plus d’éclaircissement sur la répartition du déploiement Très Haut débit, entre les opérateurs et les réseaux d’initiatives publiques.

Concernant le VDSL2 et son déploiement imminent, David El Fassy dénonce l’aspect inégalitaire du cuivre et estime que le déploiement du VDSL2 « ne vas pas dans le sens du plan du gouvernement basé sur la montée en débit pour tous. Le VDSL2 continuera à faire perdurer des inégalités de traitement. » Considérant que le cuivre est une technologie « la plus inégalitaire au monde », le président d’Altitude Infrastructure souhaite que le gouvernement « donne une date officielle d’extinction du cuivre pour rassurer les investisseurs. »

Pour lui, les opérateurs ne s’investissent pas assez dans le déploiement du Très Haut Débit : « je trouve que les engagements des opérateurs sur les zones AMII (NDLR Appel à Manifestations d’Intentions d’investissement) ne sont pas encore suffisamment marqués. Certains ont dit que les zones AMII n’étaient pas suffisamment crédibles. S’ils ne respectent pas leurs engagements, l’Etat pourra prendre le relais. »

Le relai est alors pris par les Réseaux d’Initiatives Publics, portés par les collectivités et dont les chantiers sont confiés à des entreprises comme Altitude Infrastructure. Si les zones de déploiement sont censées être bien définies, David El Fassy dénonce l’attitude de France Télécom : « Depuis des années, sur les Réseaux d’Initiative Publique que nous gérons, France Télécom déploie des infrastructures concurrentes. Ce n’est pas logique. Je suis d’accord pour respecter les zones AMII et de conventionnement. En revanche, il faut que les opérateurs s’engagent à ne pas faire concurrence aux RIP. »