Une étude de l’ARCEP sur Free Mobile donne une bonne claque aux arguments de ses concurrents et de Montebourg

Une étude de l’ARCEP sur Free Mobile donne une bonne claque aux arguments de ses concurrents et de Montebourg
 
L’ARCEP a réalisé une vaste étude sur l’impact de l’arrivée de Free Mobile. Voilà qui devrait plaire à Arnaud Montebourg, qui regrette que cela n’ait pas été fait avant la mise en vente de la 4ème licence. Les résultats de cette étude risquent par contre de le mettre dans l’embarras
 
Free Mobile bénéfique pour l’investissement mais pas pour la profitabilité de SFR, Bouygues et Orange
 
Le premier enseignement de cette étude est que l’arrivée de Free Mobile n’a pas eu d’impact sur le chiffre d’affaires du secteur. «Hors effet des mesures concernant les terminaisons d’appel, le chiffre d’affaires 2012 du secteur est resté stable, à 41 milliards d’euros. La baisse des prix du mobile de 6,5 % a été totalement compensée par la hausse des volumes de voix, SMS et données», explique Jean-Ludovic Silicani au Figaro.
 
Le constat est le même concernant l’emploi, ou il est resté stable dans le secteur, alors même que le Président de l’ARCP estimait les pertes potentielles à 10 000  : «J’ai été trop pessimiste. Les chiffres des emplois directs dans les télécoms montrent que les effectifs sont restés stables à 129.000 postes. Pour les emplois indirects, il est difficile d’avoir des chiffres précis mais l’activité des centres d’appels a encore augmenté de 4 % en 2012 et dans les boutiques de distribution, quelques centaines d’emplois ont été supprimés. Globalement, il n’y a pas de variation significative de l’emploi liée aux télécoms en 2012», assure le président de l’Arcep.
 
Concernant l’investissement, contrairement aux discours alarmistes des concurrents de Free et d’Arnaud Montebourg, ils ont augmenté en 2012. Free Mobile, SFR, Orange et Bouygues Télécom ont investi en 2012 plus de 9,7 milliards d’euros (dont 2,5 milliards pour l’achat des fréquences 4G), soit un niveau historique et supérieur aux 8 milliards (dont 1 milliard pour l’achat de fréquence) atteint en 2011. 
 
Selon cette étude, le seul domaine qui a été impacté par l‘arrivée de Free Mobile est la profitabilité des opérateurs historiques. Ces derniers ont perdu 1,6 milliard d’euros d’excédent brut d’exploitation (Ebitda), et certains analyste estiment qu’ils pourraient encorde perdre 3
 Milliards d’ici 2014.
 
Cette étude, qui n’a pas mesuré les gains sur le pouvoir d’achat, déjoue donc tous les pronostiques, même s’il sera intéressant de voir l’évolution sur les prochaine années. Il sera également intéressant de connaitre la réaction d’Arnaud Montebourg et des concurrents de Free, dont les arguments tombent maintenant à l’eau. 
 
Source : Le Figaro