Couverture mobile : L’AFUTT demande de réévaluer les critères, Free au coeur des critiques

Couverture mobile : L’AFUTT demande de réévaluer les critères, Free au coeur des critiques

L’Association Française des Utilisateurs de Télécommunications (AFUTT) s’apprêterait à demander une réévaluation des critères de couverture mobile de la population. Pour Jacques Pomonti, fondateur de l’ AFUTT « Ces critères n’ont pas été revus depuis 2007. Ils n’ont plus aucune valeur. »

 

Ce dernier demande que l’ARCEP mette à jour ses critères pour qu’ils coïncident mieux avec la "couverture réelle" des opérateurs.

 

En cause, encore une fois, l’apparition de Free Mobile. L’association de consommateurs prétends que les 27% de couverture théorique de la population (minimum nécessaire pour se lancer comme opérateur mobile), ne correspond pas aux valeurs réelles de couverture. Les zones déclarées couvertes doivent être en mesure d’établir une communication en moins de 20 secondes. Or les mesures ne sont effectuées que dans la rue. Il n’existe donc pour l’heure aucune donnée de couverture à l’intérieur des bâtiments.

De même ces données ne correspondent qu’à un usage piéton (inférieur à 5 km/h). Des données manquantes qui selon l’AFUTT fausse le taux de couverture réel des opérateurs et auraient avantagé Free dans la demande de licence mobile.

 

L’association réclame une mise à jour de la méthodologie de calcul, plus exigeante et plus en adéquation avec l’usage du téléphone "en vraie mobilité". L’AFUTT demande également la création d’un plancher de débit, avec un débit minimum de 1Mbit/s pour prendre en compte la couverture réseau. Pour Jacques Pomonti est une condition nécessaire pour avoir des données fiables et fidèles à la réalité : « L’application de ces nouveaux critères se traduira naturellement par une forte multiplication du nombre de zones blanches sur notre territoire, explique Jacques Pomonti. C’est le prix de la vérité. Il peu paraître lourd, mais la tromperie des chiffres officiels en aura été réduite d’autant. »

Source : Les échos