Fibre optique : l’Arcep ne veut pas d’un “super-opérateur”

Fibre optique : l’Arcep ne veut pas d’un “super-opérateur”

En juin dernier, à l’heure des premières joutes lors de l’élection présidentielle, le Parti socialiste avait relancé l’idée de constituer un opérateur national public « France Très Haut Débit », responsable du déploiement des infrastructures et du co-investissement public/privé. Ce « super-opérateur » pouvait alors être chargé de veiller au bon déroulement du déploiement de la fibre et du respect des obligations ou incitations légales (couverture, mutualisation) par les FAI.

Certains opérateurs ont ensuite développé cette idée en plaidant pour que soit créé un opérateur capable de superviser le déploiement de la fibre optique sur le territoire national. Un projet soutenu par SFR et Bouygues Télécom mais qui n’emporte pas les suffrages d’Orange ni de Free et encore moins du régulateur des Télécoms.

L’Arcep a en effet livré sa position sur le sujet au travers de propos énoncés par son président, Jean-Ludovic Silicani. Ce dernier explique que : « le fait que certains relancent aujourd’hui l’idée d’un opérateur national, à savoir France Fibre, n’est pas la manifestation d’une soudaine créativité de leur part mais d’une tendance à complexifier les choix, afin, peut-être, de ralentir l’investissement ».

Pourtant, SFR et Bouygues Télécoms ont tenu à soutenir leur position en indiquant que le gouvernement pourrait agir en leur faveur. Ce dernier a démenti tout soutien, rappelant qu’il se tiendrait à sa feuille de route. Pour l’instant, les ministres ont en effet simplement précisé que l’objectif était d’atteindre « un haut débit satisfaisant pour la totalité de la population de 3 ou 4 ou 5 Mb/s ». Loin des débits proposés par la fibre optique…
 

Source : Clubic