Fleur Pellerin : L’arrivée de Free Mobile « est une bonne chose en soi »

Fleur Pellerin : L’arrivée de Free Mobile « est une bonne chose en soi »
Fleur Pellerin, la Ministre déléguée à l’économie Numérique a accordé une interview au Figaro dans la quelle elle revient sur le plan télécom annoncé par le gouvernement. Un plan qui est considéré par certains comme « anti-Free ». La Ministre a donc tempéré en indiquant que l’arrivée de Free dans le mobile « a été très mal préparée par le précédent gouvernement. Mais c’est une bonne chose en soi, car il a été un facteur de baisse des prix, d’innovation et d’amélioration du service client. Il n’y a pas un «méchant» opérateur d’un côté, et des «bons» de l’autre. L’impact sur les marges des opérateurs est réel mais ce qui importe, c’est que cela ne ralentisse pas l’investissement. »
 
4G contre emplois
 
Fleur Pellerin est également revenu sur la reconversion des fréquences 1800 Mhz pour faire de la 4G, comme le demande Bouygues. Le gouvernement pourrait y répondre favorablement, en échange d’emplois conservés chez Bouygues. « Nous relançons la 4G sur toutes les bandes de fréquences. Sur celle de 1800 Mhz tout est ouvert. Nous prendrons une décision début 2013 avec l’Arcep. J’invite Bouygues à reconsidérer l’ampleur de son plan de départs qui porte sur 556 postes. Par exemple, en proposant un maximum de reconversions en interne. Il y a des passerelles naturelles entre les télécoms et le BTP. Bouygues a toujours été très attentif aux aspects sociaux. Chacun doit prendre ses responsabilités et les assumer. »
 
Partage des coûts de la fibre
 
Pour la Ministre à, l’économie numérique, tous les opérateurs doivent investir dans la fibre. « Nous avons réaffirmé le principe d’un investissement de chacun dans les réseaux. C’est vrai pour tous les opérateurs, Free dans le mobile, mais aussi SFR dans la fibre. Pour autant, dans les petites villes, campagnes peu peuplées ou régions montagneuses, il est logique de ne pas multiplier les coûts et de partager le réseau entre tous. Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur ce principe de mutualisation. » a-t-elle indiqué.