Free Mobile : Un management parfois expéditif mais sans licenciements annoncés en public ou abusifs

Free Mobile : Un management parfois expéditif mais sans licenciements annoncés en public ou abusifs


Rue89 diffusait le témoignage d’un journaliste qui s’était fait embaucher durant 4 mois chez Free Mobile. Une description calamiteuse de l’assistance du nouvel opérateur que beaucoup de médias ont repris pour argent comptant, alors qu’il est difficile de généraliser une expérience particulière.

 
La récente enquête du quotidien Le Monde montre que Free fait parfois preuve d’un management expéditif notamment en clôturant certaines périodes d’essai. Cela dit l’humiliation en publique n’est pas de mise. Les trois employés interrogés opéraient à Colombes au centre d’appel de Free Mobile.

 
Dans son article, Le Monde revient aussi sur les conditions des salariés de Free Mobile avec notamment le témoignage de trois d’entre eux qui ont été congédiés. Cependant, aucun de ces trois anciens employés ne fait état de licenciements annoncés en public ou abusifs : tous sont partis dans le cadre de leur période d’essai.

Dans son enquête le quotidien a d’abord rencontré Aurélia et deux de ses collègues ayant travaillé à Colombes jusqu’en février. Antoine (le prénom a été modifié à sa demande) raconte avoir dû quitter la société pour deux retards de quelques minutes, malgré des justificatifs de la SNCF, assure-t-il. "Le licenciement m’est tombé dessus sans prévenir. Quelques jours avant, j’avais eu une excellente évaluation." Hassan (un autre pseudonyme) rapporte, lui, avoir dû vider les lieux après que son responsable d’équipe lui a signifié qu’il ne convenait pas pour le poste.

Pour Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad, "en Ile-de-France [à Colombes et à Vitry], ce n’est pas facile de recruter autant en si peu de temps. Nous avons recruté 900 salariés en France ces derniers mois, souvent jeunes et peu diplômés, et en CDI". Iliad est le seul qui embauche dans les télécommunications en France et reste avec Bouygues Télécom l’un des rare opérateur à ne pas sous-traiter son service client.

 
Maxime Lombardini a tout de même reconnu que le lancement de Free Mobile s’est fait dans l’urgence : "Nous sommes restés très secrets sur l’offre, nous n’étions que quatre ou cinq à la connaître, cela a limité notre capacité à informer le personnel. Aujourd’hui, nous avons atteint notre vitesse de croisière."