Free Mobile : Les 4 effets indirects générateurs d’emploi

Free Mobile : Les 4 effets indirects générateurs d’emploi


Free a profité de la récente publication de ses résultats annuels pour tacler les arguments de la concurrence sur son offre mobile. Parmi les sujets récurrents, les opérateurs historiques avancent que l’ouragan Free Mobile est néfaste pour l’emploi. Au-delà du fait que Iliad va investir fortement dans le déploiement de ses infrastructures générant ainsi de l’emploi, ses effectifs ont déjà augmenté de 1 500 salariés en France ces douze derniers mois et son l’arrivée du quatrième opérateur conduit d’ailleurs les opérateurs historiques à accélérer leurs déploiements 4G.

 
Pour Emmanuel Combe, professeur à l’Université de Paris-1 et membre du collège de l’Autorité de la concurrence, Free ne va pas entraîner de chômage massif dans la téléphonie mobile.
Répondant aux questions d’atlantico, Emmanuel Combe confie que l’arrivée de Free et ses méthodes low-cost peuvent avoir une incidence sur l’emploi même si cela ne constitue pas un argument suffisant puisqu’il faut distinguer les effets à très court terme et les effets à long terme sur l’emploi.
« A court terme, on remarque clairement un déplacement des parts de marché. Mécaniquement, il est possible qu’il y ait des destructions d’emploi chez Orange, Bouygues et SFR » explique le professeur.

 
 A contrario, 4 effets indirects à long terme seront générateurs d’emploi ou du moins de croissance. En effet, quand les prix sur le marché baisse, de nouveaux consommateurs s’abonnent à Free, Sosh, ou encore B and You. Déjà, nombreux sont les abonnés qui bénéficiaient d’un abonnement prépayé qui se dirigent désormais vers un forfait à bas prix comme celui de deux euros par exemple. Cet engouement nouveau va ainsi demander la création de nouveaux postes. Un effet qui sera réduit compte tenu de la saturation du marché. Concernant les embauches prévues par Free, Emmanuel Combe estime que cela ne compensera pas complètement les pertes sur les autres entreprises.

 
A long terme, l’effet sur le pouvoir d’achat sera payant : « Si vous payez votre abonnement 20 euros au lieu de 60, les 40 euros économisés seront reportés sur d’autres choses. Cela crée de la consommation dans d’autres secteurs, c’est ce que l’on appelle un « effet de report ». Cela a marché énormément dans le secteur aérien. On a remarqué que l’arrivée d’Easyjet et de Ryanair avait fait exploser la consommation dans le milieu de la restauration ou de l’hôtellerie. Je crois que cet effet va être énorme car l’on touche ici une clientèle qui va avoir un gros gain de pouvoir d’achat » explique l’intéressé.

 
Enfin, la riposte des opérateurs historique se jouera sur les services à forte valeur ajouté notamment dans le domaine de la 4G, du paiement mobile…

Source :
Atlantico