Analyse : Free mobile pourrait ne pas réussir à diviser par deux la facture mobile

Analyse : Free mobile  pourrait ne pas réussir à diviser par deux la facture mobile

Aujourd’hui en France a interviewé Alice Holzman, directrice marketing d’Orange France. Elle est notamment revenue sur l’entrée du quatrième opérateur Free Mobile. Peu inquiète, la directrice a assuré que "l’offre de Free sera une offre de plus dans un marché déjà très riche".

 
Comme nous vous l’avions déjà indiqué, pour contrer l’offensive Free, Orange joue la carte du service et de la force du réseau commercial tout en proposant des prix bas et des formules low-cost. Dernière parade, l’opérateur historique propose aussi des formules sans engagement et familiales où l’on peut rattacher les forfaits de toute la famille.
 
Une baisse progressive des tarifs plutôt qu’une division par deux de la facture :

Au-delà du discours serein de la directrice marketing le quotidien présente aussi une autre vision, celle de Stéphan Dubreuil, associé du Cabinet Sia Conseil.

L’analyste estime qu’Orange ne doit pas sous-estimer la capacité d’innovation de Free. D’un point de vue comptable, Stephan Dubreuil explique qu’il est peu probable que Free divise par deux la facture mobile mais « parie plutôt sur une baisse progressive des tarifs ».

 

"Orange comme Bouygues et SFR ont eu largement le temps de se préparer à l’arrivée de ce quatrième opérateur sur le marché de la téléphonie mobile. Orange, particulièrement, a fait d’importants efforts tarifaires. Son offre quadruple-play, Open, est un réel succès. La qualité de son réseau est régulièrement saluée, ce qui face à Free est effectivement un atout considérable" a expliqué l’analyste tout en notant « qu’il ne faut pas sous estimé Free ».
 
En revanche, il estime que la force du nouvel entrant réside dans sa capacité à innover : "Avec sa box, Xavier Niel a révolutionné l’ADSL. La force de Free, c’est l’innovation. Niel est capable de frapper encore un grand coup sur ce terrain là même si le monde de la téléphonie est beaucoup plus complexe que celui d’internet" a argumenté Stéphan Dubreuil.