Free mobile « a, dans son jeu, plusieurs cartes pour faire mieux »

Free mobile « a, dans son jeu, plusieurs cartes pour faire mieux »

Xavier Niel, va-t-il diviser la facture mobile par deux comme promis ? Certains éléments montrent que cela est possible. Free Mobile « a, dans son jeu, plusieurs cartes pour faire mieux » expliquent Les Echos dans un article publié ce mardi.

 
Premièrement, la non subvention du terminal permettra à Free de proposer des abonnements moins chers que ses concurrents. Antoine Pradayrol, d’Exane BNP Paribas chiffre le premier forfait à 5€ et estime à 15€ les formules d’abondance puisque les opérateurs ne répercutent pas entièrement les économies réalisées dans le cadre de la souscription d’un contrat sans terminal. L’analyste explique que la souscription d’un forfait Origami Star avec un Iphone 4, par exemple, est de 51 euros par mois alors que le même forfait en SIM-only (sans terminal) est de 61 euros soit un écart de 10 euros.

 
Deuxièmement, le mystère qui plane sur l’accord d’itinérance 3G entre Free et Orange ou plus précisément sur le prix d’utilisation du réseau 3G d’Orange pour faire de l’Internet mobile laisse penser que Free pourrait payer des prix indexés sur le trafic effectif. Ainsi, « Si la progressivité est faible, Free va pouvoir proposer beaucoup d’Internet mobile à prix cassé » note Solveig Godeluk dans Les Echos.

 
Ensuite, Free a demandé à l’Arcep de lui accorder une terminaison d’appel entrante de 3,4 centimes par minute. Si le gendarme des télécoms lui accorde ce tarif, à chaque fois que les abonnés des autres opérateurs concurrents appelleront un abonné Free Mobile, les autres opérateurs (Orange, SFR ou Bouygues) reverseront cette somme à Free. A l’inverse, la somme payée par Free pour terminer ses appels chez les autres sera de 1 centime (comme tout le monde). Encore faut-il que Free ait dès le départ un grand nombre de clients pour que le gain soit intéressant.

D’autre part, Free a d’autres atouts comme les faibles coûts commerciaux mais pourrait souffrir d’une vente dématérialisée. Enfin, avec son accord d’itinérance avec Orange, le quatrième opérateur dispose d’une valeur sûre, celle du réseau Orange ajouté au sien.

 
Pour conclure, rien n’est joué mais Free Mobile a tout de même les moyens de faire trembler le mobile français même si l’ensemble de la concurrence redouble d’efforts et a déjà fait baisser les prix.

Source : Les Echos