Doit-on renoncer au Wimax ou l’utiliser en parallèle de la 4G ?

Doit-on renoncer au Wimax ou l’utiliser en parallèle de la 4G ?


Lundi, nous vous informions que Bolloré Télécom pourrait perdre sa licence Wimax du fait du non respect de ses engagements.

 
Mais Bolloré n’est pas le seul à être visé par l’Arcep. En effet, le régulateur des télécoms a ouvert une procédure pouvant déboucher sur des sanctions contre 16 des 25 titulaires des licences Wimax. Les entreprises et collectivités locales concernées n’ont pas respecté le cahier des charges en matière de couverture.

 
Pourquoi le Wimax ne décolle pas ?

Pour Les Echos, le retard du Wimax s’explique par l’absence d’écosystème : le manque de terminaux et la faible compétitivité des équipements disponibles. Pour les dirigeants de Bolloré Télécom, le constat est simple : « La majorité des industriels a renoncé à investir sur le Wimax et l’avenir de cette technologie est aujourd’hui extrêmement incertain ». Alcatel Lucent, Cisco ont jeté l’éponge.

Au final, le Wimax n’intéresse plus personne à ceci prêt que selon Bolloré Télécom, « les performances théoriques du WiMax ne déméritent pas par rapport à celle du LTE ». Cet été, l’opérateur expérimentait cette idée avec Samsung, Huawei et Alvarion.

 
Le Wimax : la botte secrète de la 4G ?
Cet été, Le figaro révélait que « Free a bien l’intention d’utiliser ses fréquences Wimax, en complément de ses futures fréquences 4G».

 
Si le Wimax ne permettra d’être utilisé pour la voix, il permet par contre de faire transiter des données, avec des performances qui seraient équivalentes à la 4 G. Et étant donné le prix que le gouvernement espère tirer des fréquences 4G qu’il s’apprête à mettre aux enchères (2,5 milliards d’euros), Free aurait ainsi un joli coup à jouer. Si la plupart des équipementiers, comme Intel ou Alcatel-Lucent ont jeté l’éponge, Free serait déjà en discussion avec le fabricant HTC qui pourrait lui fournir les terminaux.

 
De plus, à compter de mai 2016, Bruxelles imposera des autorisations neutres technologiquement, c’est-à-dire qu’il sera possible de proposer de l’internet mobile quelle que soit la technologie utilisée, Wimax, LTE ou autre…

 

Source : Les Echos