Le magazine Entreprendre s’est intéressé à la face cachée de Xavier Niel

Le magazine Entreprendre s’est intéressé à la face cachée de Xavier Niel
 
Depuis le 2 novembre et le rachat du quotidien, le patron d’Iliad endosse un nouveau rôle : celui des médias. Ainsi, le magasine Entreprendre tente de découvrir « la face cachée de Xavier Niel ». Un exercice jugé difficile : Xavier Niel, fidèle à sa réputation, accepte de très rares interview, précisément aucune depuis l’officialisation du rachat. 
 
Si Mickaël Boukobza, ancien directeur de Free est investi d’une mission d’audit, Xavier Niel répète à qui veut l’entendre qu’il n’a pas la volonté d’apparaître dans l’organigramme du quotidien autrement qu’en tant qu’actionnaire. 
 
Du point de vue idéologique, Xavier Niel pourrait être de gauche puisque Pierre Bergé a soutenu ouvertement Ségolène Royal en 2007 et Mathieu Pigasse a toujours été proche des socialistes. Cela dit, il affirme être politiquement non marqué. Selon Jérémy Berrebi, « Xavier Niel tient absolument à ce que la presse d’opinion reste indépendante et libre en France. C’est important à ses yeux et c’est la presse qui a permis à Free de contrer l’énorme France Télécom au début des années 2000. Xavier n’a aucune tendance politique, il veut seulement que les débats soient justes, équilibrés et non biaisés sur n’importe quel sujet ». 
 
Selon son entourage, les investissements actuels dans la presse n’auraient rien à voir avec la volonté de polir son image. Son souhait étant au contraire de vivre heureux… en vivant caché. Un état d’esprit original et plutôt opposé aux débuts du « business angel » qui a fait fortune dans le minitel rose. Au travers de ses investissements, Xavier Niel semble sage, raisonnable et original. L’homme détient un bon millier d’entreprises liées au net, finance la fondation Free qui lutte contre la fracture numérique et est aussi le copropriétaire de plusieurs tubes de Claude François… 
 
Ni de droite, ni de gauche, médiatique et discret, original mais investissant dans des medias devenus institutionnels, le patron de Free est décidemment atypique. 
 
Source : Entreprendre