NRA ZO : le haut débit en zone d’ombre

NRA ZO : le haut débit en zone d’ombre

 

Le département de l’Oise et notamment Villers Sur Courdun vient d’être relié au haut débit grâce à la mise en place d’un noeud de répartition d’abonnés-zone d’ombre (NRA-ZO) dans le cadre d’un plan d’équipement impulsé par le Conseil Général de l’Oise.

 

 

C’est à dire la mise en place d’un DSLAM à proximité du sous-répartiteur, dans un nouvel espace (local, armoire) généralement à créer. Il en résulte une diminution notable des longueurs de lignes, et donc une extension des zones de couverture ADSL.

 

Ainsi, les 233 foyers de Villers sur Coudun comme d’autres vont pouvoir bénéficier d’une offre triple play puisque le NRA-ZO est dégroupé par Free, Orange et SFR.

 

Source : Stats-degroupage

 

Certaines lignes téléphoniques restent inéligibles à l’internet à haut débit par ADSL. Il s’agit dans la majorité des cas de lignes trop longues, sur lesquelles l’affaiblissement est trop élevé pour permettre le transport du signal ADSL.

 

Au delà de 3 km, il n’est pas toujours évident de recevoir les services d’IPTV (télévision par ADSL) puisque la TV est très gourmande en débit. Pour parer à cette éventualité, Free diffuse la plupart de ses chaînes en bas débit et a incorporé un démodulateur TNT sur la Freebox HD.

 

Environ 2% des lignes seraient concernées, soit 650000 lignes sur l’ensemble du territoire. A raison d’une ligne pour deux habitants, 1,3 millions de personnes ne pourraient pas accéder au haut débit en l’absence de solutions alternatives [estimation 2007].

 

La longueur à prendre en compte est la distance qui sépare le DSLAM du modem de l’abonné. Le DSLAM, dans la configuration habituelle, est placé au niveau du NRA ; or la distance moyenne NRA-client dans les zones d’ombre est de 6km.

 

 

 

 

La mise en oeuvre du NRA-ZO s’appuie sur une importante participation des collectivités. Cette solution présente des avantages et des inconvénients qu’il convient d’intégrer dans les démarches de résorption des zones blanches, sans perdre de vue les questions d’une répartition claire des rôles (financements, responsabilités, droits et devoirs de chacun) et de la pérennité des installations créées, notamment dans la perspective de « l’après-ADSL ».

 

Source : Le Parisien et l’ANT