Maxime Lombardini explique la position de Free sur l’Hadopi

Maxime Lombardini a accordé ce jour une interview au journal Metro. Dans celle-ci le directeur général d’Iliad/Free explique que le FAI veut proroger les données personnelles de ses abonnés et qu’il ne fera rien tant qu’une convention ne sera pas signée avec le ministère de la culture et l’Hadopi, ce qu’impose pourtant la loi.
 
Que répondez-vous à l’Hadopi qui, depuis ce midi, vous accuse de “prendre en otages” vos abonnés ?
 
Nous respectons la loi. La lutte contre le piratage doit s’exercer dans le respect des règles existantes, notamment en matière de sécurisation des échanges portant sur des données personnelles. L’article 8 du décret du 5 mars 2010 prévoit qu’une convention soit conclue entre l’Etat et les opérateurs afin d’encadrer les échanges de données personnelles auxquelles la CNIL porte une attention particulière. Nous avons proposé le principe d’un conventionnement dans le courant de l’été au Ministère de la Culture et à l’Hadopi. Pour ne pas retarder plus encore la mise en oeuvre du dispositif, nous avons ainsi participé aux discussions préalables et expérimentations, dans un esprit constructif, afin de disposer d’une plateforme dématérialisée sécurisée et efficace. Mais à ce jour nous n’avons eu aucun retour concret sur la convention, étape indispensable et structurante pour le passage en production.
 
Regrettez-vous que les autres FAI aient joué le jeu d’Hadopi dès vendredi ?
 
Nous protégeons nos abonnés et ne nous préoccupons pas de nos concurrents. La meilleure lutte contre le piratage, ce sont des offres légales attractives et innovantes. Les opérateurs ont considérablement investi ces dernières années pour développer des offres triple-play innovantes et à des prix attractifs. Il ne tient qu’aux ayants-droits, le cas échéant sous l’égide des pouvoirs publics, et notamment l’Hadopi, de définir un cadre pour permettre le développement des offres légales et dissuader ainsi les pirates.