Pour financer France Télévision, deux sénateurs préconisent de taxer les ordinateurs.

Dans le cadre de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, deux sénateurs préconisent l’élargissement de la redevance audiovisuelle dans un rapport rendu public ce jour.

 

Claude Belot, sénateur de la Charente-Maritime et Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime, préconisent d’élargir l’assiette de la redevance audiovisuelle aux ordinateurs et aux résidences secondaires lors de la suppression totale de la publicité sur les chaînes du groupe France Télévision. Ils ont rendu leur rapport sur le financement des chaînes publiques, ce jour, au Sénat.

 

"Il apparaît que la redevance doit constituer l’outil de financement majeur de France Télévisions", ont estimé les deux sénateurs.

 

Pour compenser la suppression de la publicité à 20h, dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel, l’Etat a instauré une taxe aux groupes de télécommunications.

 

Hors cette taxe est contestée par Bruxelles. Les deux sénateurs estiment que le financement de France Télévision par un système de taxes "ne paraît pas très prudent".

 

Les deux auteurs du rapport proposent donc d’élargir l’assiette de la redevance dès 2012 au moment où la suppression totale de la publicité sur les chaînes de France Télévision entrera en vigueur. Une imposition qui pourrait générer 220 millions d’euros selon les estimations du rapport. Le texte préconise aussi la fin du parrainage : "une forme détournée de publicité qui nuit fortement à la visibilité de la suppression de la publicité traditionnelle".

 

En revanche, les deux sénateurs envisagent de maintenir la publicité en journée. à l’inverse, les médias privés ont écrit, récemment, une lettre au Président de la République et ont demandé la suppression intégrale de la publicité sur les chaînes publiques.

 

Source : La tribune