4G : pôle position pour l’Allemagne et lanterne rouge pour la France

La vente des fréquences télécoms 4G en Allemagne a rapporté 4, 38 milliards d’euros. Les spécialistes tablaient sur une fourchette entre 5 et 8 millliards d’euros pour l’attribution du paquet allemand de 360 Mhz répartis en 41 blocs mais en 27 jours, les enchères n’ont pas autant monté.

 

L’Allemagne est l’un des premier Etat européen a avoir proposé ce type de fréquences aux enchères. Quatre opérateurs en ont acquis une part dont le britannique Vodaphone D2 (12 blocs), O2, filiale de l’espagnol Téléfonica (11 blocs), T-Mobile, filiale de Deutsche Telekom (10 blocs) et E plus, filiale du néerlandais KPN (8 blocs).

 

Ainsi, les quatre opérateurs s’offrent la possibilité d’investir dans des réseaux en mode LTE, permettant de transmettre des données pour un débit maximal de 100 mégabits.

 

En France, les opérateurs sont plus fébriles et préfèrent chercher des solutions pour rentabiliser et mettre à profit leurs dépenses. En somme, ils recherchent les solutions matérielles et logicielles pour éviter aux réseaux mobiles d’être saturés.

 

Pourtant, la montée en débits des réseaux sans fil est nécessaire pour accompagner l’explosion des trafics. Dans l’hexagone, la 4G ou du moins la 3G "plus" devrait se généraliser à partir de 2012.

 

 La 4G en France verra t-elle le jour à la fin 2011 ? 

 

L’internet mobile 3G a connu un essor particulièrement rapide depuis 2009 avec le développement des réseaux sociaux et des Smartphones.

 

Des licences donnant accès aux bandes 800 MHz et 2,6 GHz et permettant le déploiement des réseaux mobiles de quatrième génération à très haut débit (4G) doivent, quant à elles, être attribuées normalement à la fin de cette année ou début 2011. Les lettre de candidatures sont à déposer avant le 30 juin auprès du régulateur. [Arcep]

 

Mais la 4G donne du fil à retorde au régulateur français. En effet, le spectre radio dans les basses fréquences serait perturbé, le mode d’attribution des licences 4G n’est pas défini même si l’Arcep prévoit de lancer la procédure d’ici fin 2010.

 

A l’heure où l’Internet mobile au sens large est en plein décollage, les technologies 4G (LTE et WiMax) et les nouvelles fréquences doivent aussi permettre d’améliorer l’accès au très haut débit, notamment en zones rurales où l’installation de la fibre optique sera très coûteux.

 

Le déploiement des réseaux de nouvelle génération à très haut débit mobile dans les bandes 800 MHz et 2,6 GHz représente un enjeu important pour les prochaines années. La bande 800 MHz vient compléter la bande 2500 – 2690 MHz (dite « 2,6 GHz »), harmonisée au niveau mondial comme bande d’extension pour les services mobiles.

 Source Les Echos