Mauvaises ondes pour Free Mobile

Mauvaises ondes pour Free Mobile

Sur les ondes de BFM radio, Maxime Lombardini annonçait 10 000 points hauts référencés et quelques accords signés pour l’implantation du réseau Free Mobile. Or, dans les colonnes de Réseau Télécoms.net, il semble que l’implantation des antennes relais sur Paris soit plus difficile.

 

D’ici la fin 2011, Free devra couvrir 25% de la population et donc installer de nouvelles antennes relais. La technologie Fem to cell ne pouvant se substituer complètement au réseau mobile, la solution la plus simple résiderait dans l’installation de micro stations de base plus discrètes.

 

Acquéreur de la 4ème licence 3G, l’opérateur doit donc s’appuyer sur les accords d’itinérance avec ses concurrents. Pour respecter ses engagements auprès du régulateur Free devra de toute façon s’équiper de ses propres infrastructures d’autant que l’accord d’itinérance ne peut se faire qu’une fois les 25% d’espace couvert par ses propres relais. Chiffré à un milliard d’euro, le nouvel opérateur mobile devrait couvrir dans un premier temps les zones à forte population afin de garantir le meilleur amortissement.

 
Le principe de précaution :

 
Au bout de huit ans, Free Mobile devra couvrir 80% du territoire français ce qui n’est pas pour plaire à l’association Robin des Toits. Ce n’est pas tant la prolifération des antennes relais qui pose problème mais plutôt la puissance des ondes émises. Sans antennes relais, il n’y a pas un téléphone portable qui marche. Sur les risques électromagnétiques, l’agence sanitaire reste discrète. Ainsi est née la réticence des municipalités et des riverains pour les antennes relais. Les mairies sont de plus en plus nombreuses à refuser l’installation de cette technologie au nom du principe de précaution. En acceptant ce principe, l’association Robin des Toits propose un abaissement à 0, 6V/m ce qui impliquerait un investissement conséquent. Au final, le principe de précaution sera assumé par le consommateur (impôt ou facture téléphonique). Le choix se fait donc entre le porte monnaie et la santé.

 
A Paris, l’installation de nouvelles antennes peut prendre jusqu’à 18 mois pour obtenir le droit à l’installation. Il arrive parfois que l’installation soit avortée du fait d’une décision de justice. Un dernier recours demeure pour les opérateurs : la commission de concertation. Mais elle ne se réunit pas souvent. La prochaine réunion de concertation est prévue pour le mois de juin.