Le point sur les Femtocellules

Le point sur les Femtocellules

Depuis quelques mois les Femtocell font parler d’elles. Aussi bien dans la presse, que par son lancement par SFR ou par le futur déploiement chez Free dans la V6. 

Alors que le contexte est peu favorable au déploiement de nouvelles antennes, bien qu’un 4ème opérateur de téléphonie mobile doive trouver sa place en France qu’en est-il de cette technologie qui pourrait entrer dans notre habitat et faire bientôt partie de notre quotidien ?

Femtocellule késako ?

 
La Femtocellule (10-15) est une mini station de base (BTS pour la 2G, Node B pour la 3G). L’ordre de grandeur se décrémente ainsi : macro, micro, pico, femto.
 
 Cette dernière est connectée à un accès internet pour relier le réseau de l’opérateur mobile.
 
Cette cellule va permettre de couvrir l’intérieur des bâtiments (indoor) de manière parfaite et à faible coût. 
 
* source du schéma : webactus.net
 

Comment cela fonctionne ?
 

La Femto se présente comme un boitier qui se branche sur la box de l’opérateur (cf. : SFR) ou directement intégrée dans celle-ci (cf. : les intentions de Free pour la V6) elle est plug and play et s’auto configure toute seule.
 

La femtocellule – contrairement à la cellule déployée par l’opérateur en outdoor (extérieur des bâtiments) – n’est pas paramètrée à l’avance.

La cellule de l’abonné peut être désactivée, déplacée, d’autres cellules peuvent prendre place dans l’immeuble (nouveaux abonnés). 

A ce tire, elle doit sans cesse s’auto configurer pour prendre en compte les éléments extérieurs et de manière autonome.

 
 
 

Les avantages pour l’abonné ?

 
La téléphonie mobile a été déployée au départ pour être utilisée en … mobilité.
 
L’expérience a montré que les personnes utilisent de plus en plus leurs mobiles
à leur domicile,bureau de manière sédentaire délaissant ainsi le réseau fixe dont c’est l’utilité principale.
 
Les BTS/Node B (antennes des réseaux mobiles 2G/3G) ont été déployées pour couvrir l’outdoor (extérieur des bâtiments). En effet, les opérateurs mobiles ne connaissent pas les caractéristiques des immeubles, maisons (taille des murs , matières etc) et peuvent difficilement estimer la qualité de réception chez l’habitant.
 
Contrairement au réseau 2G qui émet sur des fréquences basses : 900 MHz le réseau 3G émet sur des fréquences hautes de 2,1 GHz. Ces dernières passent très mal à l’intérieur des bâtiments.
 
La solution des femtocellules permettra une couverture parfaite de votre habitation. Des solutions alternatives ont déjà été essayées chez les opérateurs – Orange notamment – avec UNIK. Cette solution est basée sur la technologie WIFI. Non réglementée, elle est peu fiable et ne permet pas une QoS (qualité de service).
 

Quid de l’acceptabilité ?
 
La plus grosse difficulté que vont rencontrer les opérateurs et celle de l’acceptabilité par l’abonné d’installer une antenne 3G chez lui.
 
Le contexte actuel n’est pas en faveur d’antennes supplémentaires. On se trouve dans la contradiction suivante : tout le monde veut avoir une meilleure couverture réseau mais sans avoir les antennes au-dessus de sa tête !
 
Un gros travail d’évangélisation va être nécessaire, car c’est l’ignorance qui crée la peur et le rejet.
 
Les femtocellules émettent moins, voire l’équivalence d’une antenne WIFI.
 
Le rayonnement le plus important auquel est exposée une personne est lorsque le mobile est à l’oreille. Avoir une femto chez soi, permettra d’abaisser la puissance d’émission du mobile de par sa proximité à la cellule.
 

Pour conclure …
 
Cette technologie va sans doute trouver sa place courant 2010/11. Les esprits vont comprendre l’utilité d’un telle technologie. Si Free implante en natif une femtocellule dans les futur Freebox V6, cela va contribuer à son acceptation. En effet, nul doute que la communauté forte autour de ce FAI contribuera à sa vulgarisation.