Vidéo à la demande: Ce que la mission Zelnik veut améliorer

Vidéo à la demande: Ce que la mission Zelnik veut améliorer
Comme nous vous l’annoncions hier, la mission Zelnik en charge de faire des propositions pour améliorer les offres légales de téléchargement a rendu son rapport hier au ministre de la culture.
 
Ainsi que l’avait annoncé le site Electron Libre, il est bien question de créer une licence globale, mais uniquement pour les sites de musique en streaming. D’autre propositions sont faites quant à la vidéo à la demande.
 
Pour densifier l’offre de films en VoD, la mission préconise tout d’abord d’assouplir légèrement la chronologie des médias issue de l’accord du 6 juillet 2009, afin notamment de permettre aux services de vidéo à la demande par abonnement (du type de Free Home Vidéo) de trouver une place plus en rapport avec leur modèle économique.
 
A l’heure actuelle, Free Home Vidéo, ou son équivalent chez Numéricable, ne peuvent proposer des films que 36 mois après leur sortie en salle. Dans la proposition de la mission Zelnik, ces services pourraient donc proposer des films à partir du 22ème mois voire du 10ème mois, mais à condition de participer au financement de la production cinématographique, de la même façon que les chaînes en clair ou à péage.
 
L’autre proposition dans ce domaine vise à inciter les fournisseurs d’accès à Internet à élargir leur offre de films à la demande. Aujourd’hui, l’essentiel de la consommation de films en VoD se fait sur le téléviseur via les offre triplay
Or les différents fournisseurs d’accès à Internet ne distribuent que très inégalement les services de VoD. Le consommateur ne peut donc avoir accès, via son abonnement à un FAI, qu’à une offre partielle, ce qui freine le développement des services de VoD.
 
La mission propose que la loi fixe pour ces services des principes d’accès non discriminatoire aux réseaux de distribution, de promotion de la diversité des contenus et des offres éditoriales, et de promotion des oeuvres européennes. Le respect de l’accès non discriminatoire aux réseaux de distribution serait assuré par le Conseil supérieur de l’audiovisuel
 
Il s’agit donc d’avancées notables si ces propositions étaient acceptées, mais qui sont loin d’être à la hauteur des enjeux. Le problème ne tient pas temps dans la diversité des offres, que dans l’exhaustivité des films disponibles. Force est de constater que de nombreux films récents ne son pas disponibles dans ces offres, même si la situation s’est nettement améliorée ces derniers temps, en particulier sur Canalplay
 
Il faudra bien également s’attaquer au problème du tarif. Comment accepter de payer 5 euros pour une nouveauté, voire 6 euros pour la version HD, alors que dans les distributeurs on trouve ces mêmes films à 2 euros. Ceci est d’autant plus incompréhensible que les coûts de distribution sont nettement inférieurs en VoD qu’en location physique.