Vente de SFR : l’emploi des 8000 salariés au cœur des inquiétudes, les syndicats exigent des garanties
La CFDT appelle à des garanties sociales et au maintien des emplois en cas de vente de SFR à Orange, Free, et Bouygues Telecom.
A l’heure où le rachat de SFR par Orange, Bouygues Telecom et Free n’est pas encore acté, les organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences sociales possibles d’une telle opération. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a ainsi appelé à des garanties fortes pour les salariés de l’opérateur auprès de franceinfo.
Elle estime que « cette opération ne peut pas se faire sans qu’il y ait des garanties sociales opposables pour les salariés et le maintien des emplois », évoquant le risque d’une « casse sociale » si le projet venait à aboutir. Les syndicats souhaitent notamment l’ouverture rapide d’une discussion entre l’État, les opérateurs et les représentants des salariés.
Ces inquiétudes ne sont pas nouvelles. Dès l’automne 2025, après l’offre non engageante de 17 milliards d’euros déposée par Orange, Bouygues Telecom et Iliad pour racheter et se partager la majorité des actifs de SFR (offre immédiatement refusée), des syndicats avaient déjà alerté sur les conséquences possibles pour l’emploi. SFR emploie environ 8000 salariés en France, et une cession par morceaux pourrait entraîner des doublons dans certaines fonctions et donc des suppressions de postes, notamment dans les fonctions support ou les réseaux de distribution.