Le saviez-vous : la Freebox Delta cache deux capacités que même l’Ultra n’a pas
Lancée il y a 7 ans, la Freebox Delta peut accueillir quatre disques durs, sa successeure se limite quant à elle à un seul SSD.
On l’oublie souvent, mais toutes les Freebox ne jouent pas dans la même catégorie lorsqu’il s’agit de stockage local. Derrière leurs promesses de débits toujours plus élevés et de WiFi dernière génération, certaines différences matérielles restent méconnues. C’est notamment le cas entre la Freebox Delta et la plus récente Freebox Ultra.
Lancée en 2018, la Freebox Delta avait marqué les esprits par son ambition technologique. Au-delà de son player Devialet et de son positionnement premium, son Server intégrait un véritable NAS à quatre baies. Les abonnés peuvent y installer jusqu’à quatre disques durs ou SSD 2,5 pouces, configurables en RAID 0, 1, 5 ou 10 directement depuis Freebox OS. Concrètement, cela permet soit d’optimiser les performances, soit de sécuriser les données grâce à la redondance, en cas de défaillance d’un disque.
Cette architecture offre la possibilité de transformer la box en mini-serveur domestique : centralisation des sauvegardes, bibliothèque multimédia accessible sur tout le réseau local, hébergement de fichiers personnels, voire accès distant sécurisé. Sur le marché, peu d’équipements ont poussé aussi loin l’intégration d’un stockage évolutif.
Sa successeure, la Freebox Ultra, adopte une approche différente. Si elle monte nettement en puissance sur la connectivité, Wi-Fi 7, fibre jusqu’à 8 Gbit/s symétriques, elle abandonne le format multi-baies. Le server ne dispose plus que d’un seul emplacement pour SSD NVMe. Ce choix privilégie la compacité, la simplicité d’installation et les performances pures du support flash, mais il met fin à la logique de stockage extensible et redondant intégrée à la Delta.
La RAM
Une autre différence est également à mettre en exergue, elle concernes les machines virtuelles (VM) qui permettent d’exécuter un système d’exploitation indépendant (souvent Linux) sans perturber celui de la Freebox. Ce procédé est couramment utilisé pour tester des logiciels, héberger des applications ou renforcer la sécurité d’un environnement. Sur la Freebox Ultra, 2 Go de RAM sont alloués à cette fonction (non extensibles). Sur la Freebox Delta, les utilisateurs les plus avancés peuvent aller plus loin : la mémoire est évolutive et certains n’hésitent pas à installer jusqu’à 16 Go de RAM, de quoi faire tourner plusieurs VM en parallèle sans broncher.
En clair, la Delta reste à ce jour la Freebox la plus ambitieuse en matière de stockage local intégré. L’Ultra, elle, incarne une nouvelle génération de box centrée avant tout sur les performances réseau et les usages de streaming, quitte à laisser un peu de côté l’ADN “serveur domestique” qui faisait la singularité technique de son aînée. Aujourd’hui la Freebox Delta est seulement accessible en migration pour certains abonnés Freebox, elle a été retirée des offres commerciales de Free fin janvier 2024 lorsque l’Ultra a été lancée.