Free Mobile : un collectif dénonce un projet risqué, y compris pour le pylône lui-même

Free Mobile : un collectif dénonce un projet risqué, y compris pour le pylône lui-même

Des riverains s’opposent à un projet de pylône Free Mobile. Le maire dit faire ce qu’il peut pour déplacer l’équipement.

Désirant améliorer sa couverture mobile à Ablon, dans le Calvados, en Normandie, Free va installer un pylône de 30 mètres sur un terrain privé appartenant au garage Sénécal, situé route de Genneville. L’équipement servira notamment pour la 5G de l’opérateur.

Des risques, y compris pour l’équipement lui-même

Ayant découvert la chose, grâce au panneau d’informations à l’entrée du terrain, les riverains n’ont pas tardé à former un collectif pour faire entendre leur voix et barrer la route au projet. “L’antenne sera implantée à quelques mètres de nos maisons. Nous allons subir un préjudice esthétique important avec cette construction de 30 mètres. Nous ne savons pas encore s’il y a un risque sanitaire établi, car pour l’instant aucune étude scientifique n’est disponible sur le sujet, même si de nombreux chercheurs sont en faveur d’un moratoire. Enfin, des cavités souterraines ont été repérées et présentent un risque pour l’antenne”, expliquent-ils, s’étonnant au passage que le projet ayant pu voir le jour sans consultation préalable du voisinage.

Les opposants envisagent un recours gracieux auprès de la communauté de communes du pays de Honfleur-Beuzeville et, dans le cas d’un échec, de se tourner vers la justice administrative. Une pétition a également été lancée, obtenant plus de 200 signatures.

Le maire a signé malgré lui

Bien qu’opposé au projet et ayant signé la pétition, le maire Xavier Canu n’a pas fait barrage au projet pour deux raisons. La première est “qu’il faut bien amener la technologie dans nos campagnes pour les rendre attractives”. Deuxièmement, l’élu n’avait pas de cette possibilité. “Nous n’avons pas de motifs légaux pour refuser ce type d’équipement”, explique-t-il.

Pour autant, le maire cherche une solution pour faire bouger les lignes. “Nous avons proposé, en concertation avec la CCPHB (NDRL : Communauté de Communes du Pays de Honfleur-Beuzeville), notre médiation à Free, avec la mise à disposition d’un autre terrain à 300 mètres de là qui ne modifierait en rien la zone de couverture de 10 à 30 kilomètres. Nous nous sommes même rapprochés d’Enedis pour envisager son approvisionnement électrique”. Free aurait toutefois bouclé ses études et ne compterait pas modifier son projet, selon nos confrères de Ouest France.