Le patron de Free Pro répond aux critiques : la FTTO supérieure à la FTTH ? Pas chez Free

Le patron de Free Pro répond aux critiques : la FTTO supérieure à la FTTH ? Pas chez Free

Un nouvel entrant sur un marché est forcément sujet à des reproches. Kevin Polizzi explique l’avantage que présentent la connexion FTTH sur la Freebox Pro.

Une lettre, une grosse différence. Free Pro fait le choix de proposer une fibre FTTH (Fiber To The Home) mutualisée à toutes les adresses d’un quartier, quand la FTTO (Fiber To The Office), permettrait de garantir le débit de 7Gbps promis par l’opérateur selon certains détracteurs. Pour Kevin Polizzi, patron de Free Pro, cette affirmation est fausse. 

C’est vrai avec les fibres FTTH GPON utilisées par nos concurrents. Nous utilisons en ce qui nous concerne des FTTH EPON qui relient les clients non par un point de mutualisation dans le quartier, mais qui mutualisent leurs connexions au niveau du NRO (nœud de raccordement des opérateurs) ” précise-t-il dans une interview pour LeMagIT. La bande passante au niveau des NRO est “surdimensionnée”, explique Kevin Polizzi, musclée “pour supporter les flux 5G des antennes de téléphonie mobile. Chaque élément de routage dans ces NRO fonctionne aujourd’hui en 100 Gbit/s et ils seront mis à jour prochainement avec des modules 400 Gbit/s.” D’après le fondateur de Jaguar Network, les modules GPON des autres réseaux fibre situés aux points de mutualisation (des armoires de raccordement pour un immeuble ou une partie de rue) ne bénéficient pas de ces améliorations de bande passante.

Sans point de mutualisation, aucune perte de bande passante depuis le NRO donc. De plus, les fibres EPON ne mutualisant leurs flux qu’au niveau du NRO, l’intervention en cas de panne pourrait être bien plus rapide, en moins de 4h selon Free Pro. Selon les dires de certains opérateurs relayés par nos confrères, les fibres FTTH mutualisées au pied d’un immeuble sont “impossibles à dépanner en moins de quatre heures”.