Face à l’idée d’une nouvelle taxe, c’est l’incompréhension de la filière du reconditionné

Face à l’idée d’une nouvelle taxe, c’est l’incompréhension de la filière du reconditionné

Totale incompréhension de la filière du reconditionné. Celle-ci dénonce en effet un double langage de la part du gouvernement, avec d’un côté un soutien affiché et de l’autre la possibilité d’une nouvelle taxe dont la mise en place pénaliserait les entreprises françaises présentes dans ce secteur.

Une situation paradoxale aux yeux des entreprises spécialisées dans le reconditionnement des appareils électroniques tels que les smartphones. Ce lundi, le SIRRMIET (Syndicat interprofessionnel du reconditionnement et de la régénération des matériels informatiques, électroniques et télécoms) a dénoncé ce qui illustre à ses yeux “les paradoxes du gouvernement”.

“Une belle filière vertueuse et pourvoyeuse d’emploi en France s’est constituée en quelques années, cette nouvelle taxe est sur le point de la détruire en contradiction totale avec la volonté affichée du gouvernement”, explique-t-il dans un communiqué, faisant référence à l’idée d’appliquer “une redevance copie privée” sur les smartphones reconditionnés. Cette dernière ferait “augmenter le prix de vente des téléphones reconditionnés de plus de 10% et entraînerait la disparition de plusieurs entreprises actives sur ce secteur”, alerte la filière.

Le SIRRMIET dénonce par ailleurs ce qui est à ses yeux “un phénomène connu, mais visiblement ignoré des pouvoirs publics”“Cette taxe sera obligatoirement payée par les entreprises françaises, mais qu’en sera-t-il des acteurs étrangers vendant en masse sur les plateformes en ligne déjà peu soucieuses du paiement de la TVA”, s’interroge-t-il. Et d’expliquer : “nos entreprises françaises seront directement concurrencées par ces acteurs étrangers qui ne paieront pas la taxe et dont les produits, affichant, un prix plus bas, seront plus attractifs”. Le syndicat rappelle que le marché du mobile reconditionné représente quelque 2 millions d’unités par an en France.

Du côté du gouvernement, on tient à souligner que rien n’est acté pour le moment. “L’arbitrage n’est pas rendu”, indique en effet Bercy, cité par l’AFP. Pas “d’accord interministériel à ce sujet”, complète une autre source gouvernementale.