Test du Realme 7i par Univers Freebox : un smartphone marathonien

Test du Realme 7i par Univers Freebox : un smartphone marathonien

Après vous avoir proposé en août dernier le test du Realme 6i, voici celui-ci de son successeur le Realme 7i, un smartphone fraîchement annoncé et positionné sous la barre des 200 euros. Quelle expérience offre-t-il au quotidien ? Quels sont ses aouts ? Réponses après une semaine en sa compagnie.

Avant de passer au test, voici un rappel des principales caractéristiques de l’exemplaire qui nous a été fourni par Realme et qui s’affiche à 169 euros dans la boutique officielle de la marque :


Fiche technique du Realme 7i : les caractéristiques


-   Processeur : octa-core jusqu’à 2,0 GHz (chipset Helio G85)

-   Mémoire vive : 4 Go en LPDDR4x


-   Écran : dalle IPS 6,5 pouces avec une définition HD+ (1 600 x 720 pixels)

-   Audio : son sortant de la tranche inférieure

-   Stockage : 64 Go (extensible de 256 Go, grâce à un slot MicroSD dédié)


-   Deux logements Nano-SIM accessibles depuis un tiroir de la tranche gauche

-   Compatibilité 4G : support des bandes B1/B2/B3/B4/B5/B7/B8/B20/B28

-   Compatibilité 5G : non


-   Triple capteur photo au dos (organisation dans un bloc carré) : 48 + 8 + 2 Mégapixels (principal + ultra grand-angle 119 degrés + macro 4 centimètres)

-   Capteur photo à l’avant : 8 Mégapixels dans une encoche goutte d’eau


-   Prise casque 3,5 millimètres : oui (tranche inférieure)

-   Connectique de charge : USB-C (dans la tranche inférieure)

-   Support Wi-Fi : 802.11 b/g/n/ac

-   Connectivité Bluetooth : version 5.0

-   NFC : non


-   Batterie : 6 000 mAh non amovible

-   Recharge filaire : support de la charge 18 Watts (bloc 9V/2A inclus dans la boîte)

-   Recharge sans-fil : non


-   Système d’exploitation : Android 10 avec l’interface Realme UI


-   Solutions de déverrouillage : reconnaissance faciale avec le capteur photo frontal ou lecteur d’empreintes digitales rond au dos

-   Patchs de sécurité installés durant notre test : octobre 2020


Un design plutôt sympa, un smartphone qui pèse

Sous la barre des 200 euros, on n’attend pas des matériaux nobles ni de gros efforts en termes de design. On peut toutefois reconnaître au Realme 7i une bonne qualité d’assemblage et un aspect loin d’être vilain.

La préhension est globalement bonne avec une coque au toucher agréable (mais un peu glissante), des tranches anguleuses en leur centre assurant une bonne saisie et un bloc photo à trois capteurs bien intégré ne dépassant presque pas du dos. Il y a par contre ce poids assez perceptible, mais s’expliquant pas la très grosse batterie à bord (nous y reviendrons plus loin).

Un écran moyen, un son passable

Bonnes bordures, encoche goutte d’eau, définition HD+, taux de rafraîchissement standard 60 Hz, Realme n’a clairement pas misé sur l’écran avec ce smartphone. Celui-ci fait néanmoins le boulot, permettant un usage en extérieur comme un intérieur. Les paramètres permettent d’ailleurs d’ajuster le chaleur d’affichage.

Côté son, par contre, ça n’est pas du tout la joie. Aucun plaisir à l’écoute, en raison d’une surreprésentation des aigus qui a vite fait d’agresser les oreilles. On utilisera le haut-parleur du smartphone en dernier recours. Vraiment. Oui, “le haut-parleur”, car le rendu stéréo n’est pas de la partie. Toujours au chapitre audio, le mini-jack répond présent, au niveau de la tranche inférieure, à côté d’un port USB-C et du haut-parleur d’écoute. Une présence toujours bienvenue.

Pas d’étincelles en photo

Nous n’attendions pas spécialement le Realme 7i sur la photo, et cela s’est confirmé à l’usage, dès les premiers clichés. De quoi dépanner et prendre des photos moyennes lorsque les conditions de luminosité sont au rendez-vous, mais pas de quoi immortaliser un événement important.

Ci-dessous, deux photos en pleine journée puis leurs versions ultra grand-angle :

Une autre photo de jour avec ses versions ultra grand-angle, puis zoomées 2x et 5x (les deux dernières sont moches, on peut le dire) :

Deux photos avec le mode macro (rien de foufou) :

Une photo en intérieur, le soir :

Une photo en extérieur le soir, puis sa version corrigée (jaunie et enrichie à la bouillie de pixels, surtout) par le mode nuit :

Un selfie avec du flou d’arrière-plan :

Supports dual-SIM et B28, mais pas de 5G

Sans surprise, la 5G n’est pas au programme avec ce Realme 7i. Il faudra donc se contenter de la 4G, avec d’ailleurs un support de la B28 (4G 700 MHz) et une gestion dual-SIM (emplacements dédiés).

Ci-dessous, les débits en intérieur :

Et les débits obtenus en extérieur :

Nous ne sommes jamais montés très haut, même dans les zones biens couvertes où nos effectuons habituellement nos tests de débit. Pas un speedtest à 100 Mbit/s, malgré de nombreuses tentatives.

Un chipset gamer sur le papier, mais rien d’exceptionnel à l’usage

Un chipset Helio de la famille G, pour “Gamer”, sous le capot assure-t-il du jeu dans de bonnes conditions sur les petites configurations ? La combinaison d’un chipset Helio G85 et d’une mémoire vive 4G nous a effectivement permis de lancer nos classiques Asphalt 9 et Call of Duty Mobile, mais pas de les faire tourner de façon optimale. Le premier, notamment, manquait de fluidité. Nos quelques courses étaient par ailleurs ponctuées de saccades. Au moins, n’avons-nous jamais rencontré de grosse chauffe.

Côté benchmarks, rien de glorieux non plus, ce qui n’a rien d’étonnant au regard du segment tarifaire. AnTuTu nous à la 84e place, d’ailleurs sous le nom Narzo 20 utilisé en Inde pour ce même smartphone. Un renommage qui n’a rien de surprenant dans le secteur. De son côté, Disk Speed affichait 181 Mo/s en écriture et 240 Mo/s en lecture pour la mémoire interne.

L’autonomie est clairement son point fort et un sérieux argument

S’il y a un point sur lequel le Realme 7i se démarque, c’est l’autonomie. Sans nous priver, nous avions du mal à faire descendre le niveau de charge. Au bout de presque deux jours et demi, il nous restait 10 %. Mais il y a une nuance : on parle de 10 % sur une batterie 6 000 mAh. Tenir les trois jours apparaît ainsi largement envisageable dans le cadre d’un usage modéré.

Un exemple d’utilisation : départ à 12h32 avec 100 % et arrivée le surlendemain à 18h39 avec 10 % :

-  1 heure et 25 minutes de jeu avec le son du smartphone

-  1 heure et 5 minutes de YouTube avec l’enceinte Bluetooth

-  1 heure et 25 minutes de YouTube avec le son du smartphone

-  1 heure et 50 minutes de streaming audio avec les écouteurs filaires

-  2 heures et 20 minutes de streaming audio sur l’enceinte Bluetooth

-  Consultation et alertes Gmail / Twitter

-  Pas mal de surf

-  Quelques SMS/MMS

-  11 téléchargements, dont 3 gros

-  5 mises à jour d’applications

-  Fonctionnement continu de TousAntiCovid

-  Photos

-  Tests de débit

-  Benchmarks

Pour faire le plein, Realme fournit un chargeur 18 Watts. Ça n’est pas l’idéal au regard de la taille de la batterie. Cela permet néanmoins de recharger sans y passer la nuit. On peut aussi se rappeler que certaines marques ne fournissent pas d’office le chargeur adéquat. Quand elles ne le retirent simplement pas…

Ci-dessous, un suivi de charge :

-  20h56 : 17 %

-  21h01 : 20 %

-  21h06 : 24 %

-  21h11 : 28 %

-  21h31 : 45 %

-  22h00 : 67 %

-  22h31 : 88 %

-  23h19 : 100 %

Android 10 en sortie de boîte

Realme fournit une interface Realme UI basée sur Android 10, soit l’avant-dernière version de l’OS de Google.

Notre modèle de test n’était pas spécialement blindé d’applications partenaires. Nous avions seulement WPS Office et Facebook, avec à chaque fois la possibilité de désinstaller.

L’interface propose quelques fonctions pratiques, dont :

-  La possibilité d’avoir ou non le tiroir d’applications sur l’écran d’accueil

-  L’affichage multi-fenêtres

-  La gestion avancée de la gestuelle sur l’écran éteint (O pour l’appareil photo ou V pour la lampe-torche, par exemple)

-  La barre latérale pour accéder rapidement aux outils ou applications favorites

-  Le mode nuit

-  L’espace de jeux pour gérer les performances, la luminosité et les notifications durant les sessions de jeu

Durant nos tests, nous avions les patchs du mois d’octobre 2020. Pas les derniers, mais pas les plus vieux non plus. Cela reste acceptable sur de l’entrée de gamme.

Toujours au volet sécurité, les deux solutions de déverrouillage proposées, le lecteur d’empreintes dorsal et la reconnaissance faciale, fonctionnaient parfaitement. La seconde apparait juste un peu plus lente d’une fraction de seconde. À peine le temps de voir l’écran de verrouillage.

 


VERDICT

Le Realme 7i brille par son autonomie, vraiment excellente et gage d’une tranquillité d’esprit. On peut partir un week-end sans la peur de se retrouver à court de batterie. La charge n’est pas trop lente, grâce à un chargeur 18 Watts fourni d’office. Autre bon point à souligner, l’emplacement 2 + 1 qui permet d’avoir le dual-SIM et l’extension mémoire, sans avoir à choisir à cause d’un emplacement hybride Nano-SIM / MicroSD. Sans oublier le mini-jack, dont la présence reste bienvenue. Pour le reste, on a ce qu’on paye, à savoir un écran moyen, des performances moyennes, des photos moyennes. La compatibilité 5G et la charge sans-fil ne sont pas au programme, mais ça n’a rien de surprenant sur le segment tarifaire du Realme 7i.