Orange mise sur une nouvelle pépite de l’IA
L’opérateur historique français entre au capital de HappyRobot, une jeune pousse américaine spécialisée dans les agents d’IA autonomes, à l’occasion d’une levée de fonds de 150 millions de dollars qui propulse sa valorisation à 1,2 milliard de dollars.
Connaissez-vous HappyRobot ? Fondée en 2022, cette startup californienne développe une plateforme capable d’automatiser des processus opérationnels complexes, notamment dans les secteurs de la logistique et du transport. Depuis sa précédente levée de fonds, fin 2025, HappyRobot affirme avoir multiplié son activité par cinq et compte désormais plus de 150 grands clients, parmi lesquels DHL, Uber et Repsol.
Et ce n’est pas tout puisque Orange vient lui de participer à une nouvelle levée de fonds de 150 millions de dollars (environ 130 millions d’euros) réalisée par HappyRobot. Ce tour de table, codirigé par Prysm Capital et Eurazeo, valorise cette pétite de l’IA à 1,2 milliard de dollars et porte le total des fonds levés par l’entreprise à 200 millions de dollars. L’investissement de l’opérateur historique français a été réalisé par Orange Ventures, son véhicule de capital-risque doté de 350 millions d’euros, qui poursuit ainsi sa stratégie d’investissement dans les entreprises à forte croissance liées à l’intelligence artificielle. Le montant injecté dans HappyRobot n’a toutefois pas été communiqué.
Cet investissement s’inscrit dans la stratégie d’accélération d’Orange dans l’intelligence artificielle. L’opérateur a récemment créé un poste de Chief AI Officer, confié à Usman Javaid à compter du 1er septembre, avec pour mission de déployer l’IA à grande échelle dans les réseaux, les services et les opérations du groupe. Dans le cadre de son plan stratégique Trust the Future, Orange vise à générer plus de 600 millions d’euros de valeur grâce à l’IA d’ici 2028.
Cette montée en puissance s’accompagne également d’investissements massifs dans les infrastructures. Orange a récemment annoncé un partenariat avec Morrison pour créer une plateforme de data centers en France, soutenue par 3 milliards d’euros d’investissements. L’objectif est de porter la capacité de ses centres de données à 400 MW, soit près de dix fois le niveau actuel, afin d’accompagner l’explosion des besoins en cloud et en intelligence artificielle tout en renforçant la souveraineté numérique européenne.
Source : Agefi-Dow Jones via Les Echos