Réseaux d’initiative publique, retard de complétude, arrêt du cuivre… Orange a dû répondre aux nombreuses critiques des sénateurs sur le déploiement de la fibre en France. Christel Heydemann rejette notamment l’idée de faire davantage contribuer les opérateurs au financement des RIP.
Auditionnée par la commission des affaires économiques du Sénat, la directrice générale d’Orange, Christel Heydemann, a longuement été interrogée sur les sujets liés à la fibre : équilibre financier des réseaux d’initiative publique (RIP), retard de complétude ou encore raccordements dans les zones privées. Une audition parfois tendue, alors que les collectivités réclament davantage de soutien des opérateurs.
Le principal point de friction concernait les réseaux d’initiative publique, ces réseaux fibre financés par les collectivités dans les zones rurales. Le sénateur Patrick Chaize, à l’origine d’une proposition de loi adoptée récemment par le Sénat, souhaite que les opérateurs commerciaux contribuent davantage au financement des RIP, dont certains peinent à atteindre l’équilibre économique.
Mais Orange s’oppose clairement à cette idée. Devant les sénateurs, Christel Heydemann a estimé que les difficultés rencontrées par certains délégataires seraient surtout liées à des modèles économiques trop ambitieux au moment des appels d’offres. La patronne d’Orange a également contesté l’idée selon laquelle les réseaux ruraux coûteraient systématiquement plus cher à exploiter, affirmant que certaines zones urbaines denses peuvent générer des coûts encore plus élevés.
Plutôt qu’une nouvelle contribution des opérateurs, Orange estime que la solution passerait davantage par une prolongation des délégations de service public (DSP) afin de donner plus de temps aux réseaux en difficulté pour retrouver un équilibre financier. Une position qui revient indirectement à demander aux collectivités de continuer à soutenir ces infrastructures sur une durée plus longue.
Christel Heydemann a par ailleurs rejeté les accusations laissant entendre qu’Orange pourrait attendre des difficultés financières de certains RIP pour récupérer ces réseaux à moindre coût.
Autre sujet important de l’audition : la complétude du réseau fibre français. Selon les chiffres évoqués lors des échanges, plus de 2,6 millions de prises resteraient encore à construire à travers le territoire. Orange reconnaît que la situation reste complexe, notamment dans le contexte de l’arrêt progressif du réseau cuivre.
Christel Heydemann a expliqué que cette transition pèserait fortement sur les finances de l’opérateur, évoquant une baisse de marge estimée à 800 millions d’euros sur trois ans liée à la bascule du cuivre vers la fibre. Interrogée sur les raccordements à la demande dans les zones privées, après une mise en demeure de l’Arcep en 2025, la directrice générale d’Orange a assuré que les problèmes seraient désormais résolus. Selon elle, le dispositif industriel mis en place par l’opérateur serait maintenant “pleinement opérationnel” et les objectifs fixés par le régulateur auraient été respectés.
Source : Banque des territoires
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