Pourquoi ne pas jumeler ses 59 000 pylônes européens avec ceux d’un concurrent ? Le patron d’Orange Stéphane Richard se déclare ouvert à l’idée.
Une alliance avec un vieux rival, pourquoi pas ? L’opérateur historique préfèrerait privilégier une solution de “TowerCo européenne” plutôt que de vendre ses antennes à un tiers, comme l’ont fait certains groupes dans le milieu des télécoms. L’opérateur planifie l’avenir de ses infrastructure mobiles.
Orange a été lent à réagir, reconnaît son patron, mais prépare une stratégie concernant la gestion de ses infrastructures réseaux qui serait dévoilée en février prochain, lors de la présentations des résultats annuels de l’opérateur. Parmi les solutions envisagée, une alliance avec Vodafone ou Deutsche Telekom pour jumeler leurs pylônes serait une “bonne opportunité“. Stéphane Richard explique cependant qu’aucune discussion à ce sujet n’est en cours et aucun des deux concurrents n’a commenté à ce sujet. Pourtant, en septembre dernier le patron de l’opérateur historique avait déclaré avoir eu “quelques échanges pas du tout avancés” avec l’opérateur britannique et le groupe de télécommunication allemand avant de poursuivre : “il va y avoir une sorte de consolidation sur les sociétés de tours en Europe“.
“Il y a plus intelligent à faire que de vendre nos pylônes à Cellnex“, assure aujourd’hui Stéphane Richard au Financial Times sans pour autant nier un écart “impressionnant” d’expertise entre les opérateurs télécoms et les spécialistes d’infrastructures, forçant les premiers à s’adapter. Il est vrai que la firme barcelonaise continue de racheter des pylônes chez de nombreux opérateurs européens, établissant de nombreux partenariats y compris avec des français, comme Bouygues Telecom et la maison-mère de Free.
En 2019, Orange militait aux côtés d’autres groupes télécoms européens pour une optimisation de “l’efficacité du partage des réseaux mobiles“ de la part de l’Union Européenne. Un point considéré essentiel pour permettre à l’Europe d’être compétitive dans l’Industrie numérique, le morcellement du marché sur le vieux continent (plus de 100 opérateurs) ralentissant leur développement.
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