Le dispositif « Alerte enlèvement » évolue. Désormais, les notifications seront également diffusées via FR-Alert afin d’atteindre directement des millions de smartphones en cas d’enlèvement d’enfant.
Vingt ans après sa création, le dispositif d’alerte destiné à retrouver rapidement des enfants kidnappés évolue. Le système français d’« alerte enlèvement » va désormais s’appuyer sur FR-Alert, un outil capable d’envoyer directement des notifications sur les smartphones présents dans une zone géographique donnée. L’objectif est clair : toucher beaucoup plus de personnes en quelques secondes.
Jusqu’à présent, l’« alerte enlèvement » et FR-Alert fonctionnaient séparément. Le premier mobilisait principalement les médias traditionnels, les panneaux d’affichage ou encore les réseaux de transport. Le second était utilisé pour prévenir la population lors de risques majeurs, comme des catastrophes naturelles ou des menaces d’attentat. L’annonce faite par Gérald Darmanin marque donc une évolution importante : les deux dispositifs seront désormais utilisés conjointement.
Le principe de FR-Alert est simple. Lorsqu’une alerte est déclenchée, un message apparaît automatiquement sur les téléphones mobiles situés dans un périmètre défini. Cette notification s’affiche même si l’appareil est en veille et sans connexion à Internet. Le système fonctionne via les réseaux mobiles et couvre l’ensemble des grands opérateurs français, comme Orange, SFR, Bouygues Telecom ou Free, ainsi que leurs opérateurs virtuels. Dans certaines zones frontalières, des opérateurs étrangers peuvent également relayer les messages.
Jusqu’ici, les notifications étaient diffusées à l’échelle d’un département. Désormais, leur diffusion pourra être élargie à toute une région lors du déclenchement d’une « alerte enlèvement ». Selon le ministère de la Justice, cette évolution permettra de toucher environ 75 % des détenteurs de smartphones, augmentant ainsi les chances de localiser rapidement un enfant disparu.
Le système français d’« alerte enlèvement » s’inspire du dispositif américain AMBER Alert, créé après l’enlèvement et l’assassinat de Amber Hagerman en 1996. Lancé en France en 2006, il repose sur la mobilisation de nombreux partenaires, dont des médias et des acteurs du transport comme SNCF et RATP. Son déclenchement reste strictement encadré et relève exclusivement du procureur de la République, après consultation des autorités judiciaires compétentes.
Une fois l’enfant retrouvé, l’alerte est immédiatement levée et les photos ou informations diffusées doivent être retirées afin de préserver la vie privée de la victime. Le procureur peut également décider d’y mettre fin à tout moment selon l’évolution de l’enquête.
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