Déploiement de la 5G : Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR invités à ne pas passer en force et à maintenir le dialogue

Déploiement de la 5G : Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR invités à ne pas passer en force et à maintenir le dialogue

Le déploiement de la 5G n’aura pas de retard en France, mais Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR devront y associer les maires. Le gendarme des télécoms invite en effet au dialogue.

Devant être lancée commercialement à la fin de l’année, la 5G ne fait pas l’unanimité. Certaines communes accueillent à bras ouverts la téléphonie mobile de cinquième génération et toutes ses promesses, et d’autres comme Lille réclament au contraire un moratoire, le temps d’obtenir des garanties concernant son innocuité. Dans ce contexte, Sébastien Soriano, président de l’Arcep jusqu’à la fin de l’année, invite Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR à ne pas passer en force. Le gendarme des télécoms invite “au dialogue”.

“Respecter la démocratie locale”

“Juridiquement, à partir du moment où les opérateurs auront dans leurs mains les autorisations des fréquences que nous, Arcep, allons leur donner, ils peuvent déployer le réseau. Et ils n’ont pas besoin de l’autorisation du maire”, explique Sébastien Soriano. Le gendarme des télécoms invite toutefois à prendre en compte les interrogations et inquiétudes, à maintenir un dialogue.

Sébastien Soriano prend notamment l’exemple de Paris avec sa concertation citoyenne autour de la 5G, une initiative permettant d’expliquer “à quoi ça sert, quels services publics on pourrait déployer avec la 5G, comment est-ce qu’on déploie le réseau dans l’espace public”. À ses yeux, il serait judicieux que les opérateurs “respectent ces concertations, ne passent pas en force dans les endroits où il y a des maires qui veulent essayer de trouver une solution, de concilier les impératifs et de créer de l’appropriation”. Et d’inviter les opérateurs à “respecter la démocratie locale“, à “s’inscrire dans un dialogue avec les territoires concernés”.

Il s’agit d’éviter que les craintes favorisent la circulation de fausses informations sur les réseaux sociaux, comme l’association de la 5G à l’épidémie de Covid-19, mais également les sabotages d’antennes pour laquelle la France s’était hissée à la troisième marche du podium européen.

Source : BFMTV