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Netflix dégaine une nouvelle offre en cash pour convaincre et racheter Warner Bros

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En mettant 83 milliards de dollars en numéraire sur la table pour Warner Bros Discovery, Netflix franchit une nouvelle étape dans le bras de fer qui l’oppose à Paramount Skydance. Avec cette offre dite « simplifiée », le géant du streaming espère lever les dernières réticences et accélérer le vote des actionnaires.

Le 20 janvier 2026, Netflix a officiellement revu les modalités de son projet de rachat de Warner Bros Discovery. Le groupe propose désormais une offre de 83 milliards de dollars intégralement réglée en cash, marquant un changement notable par rapport à la structure présentée début décembre.

Sur le fond, la valorisation globale reste inchangée. Netflix confirme que la transaction “demeure valorisée à 27,75 $ par action WBD, inchangée par rapport à la structure de transaction précédente”. En revanche, la composition de l’offre évolue sensiblement. La précédente mouture prévoyait environ 16 % du paiement en actions Netflix, le solde étant versé en numéraire. Cette part en titres est désormais totalement supprimée, au profit d’un règlement à 100 % en espèces pour l’ensemble des actionnaires de Warner Bros Discovery.

Selon Netflix, cette modification vise à “simplifier la structure de la transaction, offrir une plus grande certitude quant à sa valeur pour les actionnaires de WBD, et accélérer le processus vers un vote des actionnaires”, comme l’indique le communiqué cité par BFMTV. Un paiement intégral en cash permet en effet de neutraliser les risques liés aux fluctuations du cours de Netflix et de clarifier immédiatement la valeur perçue par action, réduisant ainsi les possibilités de contestation.

Netflix espère désormais obtenir un feu vert des actionnaires de Warner Bros Discovery d’ici avril 2026, dans un contexte de concurrence toujours plus tendu autour du groupe américain.

Le dossier est entré dans une phase concurrentielle dès l’automne dernier. Après avoir ouvert la porte à un rachat fin octobre, Warner Bros Discovery a formalisé début décembre un accord avec Netflix portant sur une partie ciblée de ses activités. Le périmètre inclut le studio Warner Bros et l’écosystème HBO, dont la plateforme HBO Max. Les chaînes linéaires, comme CNN et Discovery, seraient quant à elles isolées dans une nouvelle entité cotée, Discovery Global, exclue du rachat.

En face, Paramount Skydance adopte une stratégie radicalement différente. Le consortium contrôlé par la famille Ellison défend une offre publique d’achat hostile portant sur l’intégralité de Warner Bros Discovery. Celle-ci valorise le groupe à 108,4 milliards de dollars, soit 30 dollars par action. Cette proposition a déjà été rejetée à deux reprises par le conseil d’administration, dont une fois le 7 janvier dernier.

Paramount Skydance a par ailleurs saisi la justice américaine, estimant que Warner Bros Discovery ne communique pas suffisamment d’informations à ses actionnaires et que le processus serait biaisé en faveur de Netflix. Dans ce climat juridique et financier tendu, l’offre simplifiée de Netflix vise à renforcer la lisibilité et l’attractivité de sa proposition auprès des investisseurs.

Si l’opération aboutit, Netflix mettrait la main sur l’un des catalogues les plus puissants de l’industrie audiovisuelle. Les franchises Harry Potter et Game of Thrones, des séries emblématiques comme Friends, The Sopranos, Euphoria ou The White Lotus, ainsi que l’ensemble du label HBO viendraient enrichir le catalogue du service. Une telle intégration renforcerait considérablement la position de Netflix face à ses concurrents, tout en laissant les activités de télévision traditionnelle en dehors du périmètre.

Le projet suscite toutefois des inquiétudes à Hollywood et chez les exploitants de salles, qui redoutent une concentration accrue du pouvoir de diffusion et un basculement encore plus prononcé vers le streaming. Pour tenter de rassurer le secteur, Netflix “promet de maintenir la sortie des films de la Warner dans les salles de cinéma”, selon BFMTV. Ted Sarandos a également affirmé dans Libération ne pas vouloir fragiliser l’exploitation en salles.

L’issue du dossier dépendra désormais de plusieurs facteurs : le vote des actionnaires de Warner Bros Discovery attendu en avril, le dénouement du contentieux avec Paramount Skydance et l’examen du rapprochement par les autorités américaines de la concurrence, qui devront évaluer son impact sur l’équilibre du marché audiovisuel.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

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Lucas Musset

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