Regarder la Ligue des champions gratuitement en ligne devient un peu plus compliqué. À la demande de Canal+, la justice française contraint Google à bloquer l’accès à plusieurs sites de streaming pirate.
Canal+ et plusieurs de ses filiales viennent de remporter une victoire judiciaire significative dans la lutte contre le piratage sportif. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné à Google de bloquer l’accès à 19 noms de domaine utilisés pour diffuser illégalement des matchs de Ligue des champions. Parmi eux figurent des sites bien connus des amateurs de streaming illégal, comme antenashop.site, daddylive3.com ou streamysport.org.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie désormais bien rodée des ayants droit, qui ne se contentent plus de cibler uniquement les sites pirates eux-mêmes. Les fournisseurs d’accès à Internet bloquent déjà ces plateformes, mais ces mesures sont facilement contournées par les internautes grâce à l’utilisation de DNS publics, notamment ceux proposés par Google. C’est précisément ce maillon technique que Canal+ a choisi d’attaquer devant la justice.
Pour tenter d’échapper à cette obligation, Google a multiplié les arguments. L’entreprise a notamment fait valoir que plusieurs des sites concernés reposaient sur Cloudflare pour la diffusion de leurs contenus. Selon elle, un blocage à ce niveau serait plus efficace, puisqu’il rendrait les plateformes totalement inaccessibles. Le tribunal n’a pas retenu cet argument. Il a estimé que cela ne dispensait pas Google de son rôle d’intermédiaire technique, dès lors que ses services de résolution DNS permettaient l’accès aux sites litigieux.
Google a également invoqué le coût de mise en œuvre de ces mesures, leur efficacité limitée et leurs effets potentiellement extraterritoriaux. Là encore, les juges ont rejeté ces arguments, considérant que l’entreprise n’apportait pas la preuve de contraintes techniques majeures ni de coûts disproportionnés.
Reste une question centrale : ces blocages sont-ils réellement efficaces ? Dans les faits, un internaute déterminé dispose encore de nombreux moyens pour contourner ces restrictions. Ces services sont peu coûteux, faciles à utiliser et déjà largement répandus, notamment pour accéder à des catalogues de streaming étrangers. Autrement dit, la mesure aura surtout un impact sur les utilisateurs les moins avertis, sans pour autant mettre fin au piratage.
Le tribunal en est d’ailleurs conscient. Dans sa décision, il reconnaît que ces dispositifs peuvent être contournés, mais estime que l’objectif est avant tout de « cesser complètement » les activités illicites en multipliant les obstacles. Une logique assumée : rendre le piratage moins accessible, même s’il ne disparaît pas totalement.
Souce : Torrentfreak
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