Les députés vont se pencher sur l’état de France Télévisions, Radio France et l’audiovisuel public en général à travers une commission d’enquête qui s’apprête à écouter de nombreux acteurs en tout genre.
L’audiovisuel public va être passé au crible à l’Assemblée nationale. Mardi marque le lancement d’une commission d’enquête chargée d’examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement de France Télévisions, Radio France et des autres acteurs publics. Cette initiative voulue par Éric Ciotti ouvre treize semaines d’auditions filmées, où défileront dirigeants, journalistes, producteurs, personnalités politiques et régulateurs. Parmi les figures attendues figurent Delphine Ernotte, Sibyle Veil, François Hollande, Léa Salamé, Élise Lucet, Nagui, ainsi que les fondateurs de Mediawan, dont Xavier Niel, convoqué par les députés.
L’enquête veut déterminer si l’audiovisuel public remplit correctement ses missions, s’il utilise efficacement les près de 4 milliards d’euros d’argent public qui lui sont alloués chaque année et si certains choix stratégiques ou pratiques internes posent question. Les parlementaires entendent également examiner la neutralité éditoriale, un sujet ravivé par plusieurs controverses récentes. Des soupçons de mauvaise gestion, de conflits d’intérêts ou de dérives déontologiques seront également étudiés.
Si les promoteurs de la commission affirment vouloir transparence et contrôle démocratique, une partie de la classe politique craint une instrumentalisation. « Il est temps que l’audiovisuel public passe sous l’œil du peuple. Il y a beaucoup de scandales à révéler, beaucoup d’abus à dénoncer. C’est le moment de sortir les cadavres du placard », assure l’entourage d’Éric Ciotti. À l’inverse, certains élus redoutent un procès politique déguisé, voire un spectacle médiatique. Du côté des salariés, le ton est déjà résigné. « Nous taper dessus, c’est l’essence même de cette commission. On peut déjà écrire les dialogues », glisse un membre de Radio France.
Cette séquence, très attendue dans un paysage médiatique sous tension, devrait durer jusqu’au printemps, date à laquelle le rapport final sera remis. L’enjeu est de taille pour un service public régulièrement challengé sur sa légitimité, son coût et sa singularité face aux médias privés.
Source : Le Figaro
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