Pour le fondateur de Free, il reste de la place pour des GAFAM made in France

Pour le fondateur de Free, il reste de la place pour des GAFAM made in France

Il reste encore de la place, tel est le message adressé par Xavier Niel, le fondateur de Free, aux entrepreneurs dans le numérique.

Lors d’un entretien accordé aux Echos, où il aborde la 5G et ses enjeux, Xavier Niel en a profité pour adresse un message aux entrepreneurs dans le secteur du numérique. Pour le fondateur de Free, la remise en cause des géants américains est saine. “Quand TikTok vient bousculer Instagram, je trouve cela assez sain”, donne-t-il comme exemple.

C’est possible

Mais la France a-t-elle encore sa carte à jouer face aux mastodontes tels que Google, Facebook ou Amazon. “Nos start-up peuvent-elles atteindre la taille critique sans être avalées par des groupes étrangers ? J’en suis persuadé”, estime l’homme fort de Free. “Je suis l’optimiste de service, mais je suis plus crédible aujourd’hui qu’il y a dix ans. Il en suffit d’une qui marche pour avoir un Gafa en France. Mais avant cela, il faut créer des millions de start-up. Ça finira par arriver. Nous avons un écosystème incroyable, avec du talent, du financement et un nouvel état d’esprit d’entrepreneurs”, explique-t-il. Et d’ajouter : “On n’a pas encore en magasin un futur Gafa. Mais ça viendra”.

Aux yeux de Xavier Niel, il faut faire passer le message aux jeunes entrepreneurs qui hésitent à se lancer. “Il faut dire à la jeunesse que c’est possible”, souligne-t-il.

C’est nécessaire à l’innovation

Le fondateur de Free compte aussi sur les instances de régulation pour remettre de l’ordre lorsque le marché empêche l’émergence de ces nouveaux acteurs. “Est-ce que les Gafa abusent de leur position dominante ? À la Commission européenne, Mme Vestager, qui est une personne raisonnable et qui comprend bien ces sujets, a l’air de le penser. Si c’est le cas, la conséquence naturelle est le démantèlement”, note Xavier Niel. Parlant du démantèlement faisant débat en Europe et aux USA, il répond que “c’est un cycle normal de l’économie”, que “quand des acteurs très puissants abusent de leur position dominante, on les coupe en plusieurs morceaux et l’innovation repart”.

Selon lui, il s’agit toutefois d’un sujet complexe. Il donne l’exemple d’Amazon qui lance des produits avec sa griffe lorsque des produits fonctionnent bien. “C’est ce que les géants de la distribution historique font avec leurs marques distributeurs depuis des années”, rappelle le fondateur de Free.

Sources : Les Echos