Alors que les forfaits mobiles incluent désormais des centaines de gigas, certaines applications proposent de revendre les données inutilisées pour en tirer quelques euros. Mais derrière la promesse de revenus faciles, 60 Millions de consommateurs met en garde : le risque est bien plus grand que le gain.
Avec des forfaits allant jusqu’à 350 Go chez Free ou 300 Go chez Bouygues, les utilisateurs n’en consomment pourtant en moyenne que 17,8 Go par mois, selon l’Arcep. De quoi attirer de nouvelles plateformes comme Pawns App ou Honey Gain, venues des États-Unis, qui proposent de monétiser la bande passante inutilisée. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas vraiment selon 60 millions de consommateurs.
Le principe est simple : une fois l’application installée, elle tourne en arrière-plan et partage votre connexion avec d’autres utilisateurs. En contrepartie, vous gagnez entre 0,10 et 0,20 dollar par gigaoctet, soit à peine quelques euros par mois. 60 Millions de consommateurs a estimé qu’un utilisateur actif pouvait espérer environ 4 à 5 euros mensuels, à condition de laisser l’application connectée en permanence.
Un gain minime, surtout quand on sait qu’il faut atteindre un certain seuil pour toucher l’argent : 5 dollars sur Pawns App et 20 dollars sur Honey Gain. Dans le meilleur des cas, il faut patienter plusieurs mois pour débloquer les gains. Les deux applications précisent d’ailleurs dans leurs conditions d’utilisation qu’elles peuvent restreindre le partage selon la demande du marché, sans prévenir. Pire, elles s’autorisent à exploiter une partie du réseau de leurs utilisateurs pour leurs propres besoins… sans les rémunérer. Contactées par 60 Millions de consommateurs, les entreprises n’ont pas répondu à ces interrogations.
Une start-up française tente d’apporter une alternative avec #DotDot, une application lancée début 2025. Ici, le giga est vendu 1,27 €, dont 0,80 € revient à l’utilisateur. Un boîtier de 40 € sert d’interface entre celui qui partage et celui qui reçoit la donnée. Mais l’application ne fonctionne que dans un rayon de 100 mètres autour de l’utilisateur, ce qui limite grandement son intérêt.
Surtout, revendre ses gigas est contraire aux conditions d’utilisation des principaux opérateurs. SFR, Free, Bouygues et Orange interdisent explicitement le partage ou la revente de données mobiles. Selon Thomas Gonçalves, juriste à l’Institut national de la consommation, un opérateur « peut suspendre ou résilier le contrat d’un abonné » surpris à le faire.
Mais le danger ne s’arrête pas là. En cas d’usage frauduleux du réseau (achat illégal, contenus illicites, etc.), la responsabilité légale incombe au détenteur de la connexion. Comme le rappelle l’auditeur en cybersécurité Kévin Tellier, « si un tiers utilise votre réseau à des fins illégales, c’est vous qui risquez des poursuites ». En somme, même si ces services font miroiter de rentabiliser davantage son forfait, il y a bien plus de risques, pour un rendement au final très faible. Si vous avez trop de gigas et voulez faire des économies, trouver un forfait moins riche en data et moins cher reste la meilleure solution, d’autant plus que le marché continue de lancer des promotions alléchantes. Et si vous souhaitez partager votre data, l’association de consommateurs invite davantage à suivre des initiatives comme le don de Giga de Bouygues Telecom, où au moins, la data cédée part pour la bonne cause.
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