Xavier Niel, Pierre-Antoine Capton et Mathieu Pigasse prennent le contrôle de Mediawan et visent l’international

Xavier Niel, Pierre-Antoine Capton et Mathieu Pigasse prennent le contrôle de Mediawan et visent l’international

C’est fait, l’Autorité des marchés financiers a annoncé hier la réussite de l’OPA lancée par les fondateurs de Mediawan pour prendre le contrôle du groupe de production audiovisuelle.

Un contrôle renforcé et des idées derrière la tête. Bonne nouvelle pour les trois hommes d’affaires, l’offre publique d’achat lancée fin juillet, a permis à Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton associés au fonds KKR et à la mutuelle MACSF de s’emparer de 85% du capital de Mediawan.

Les trois fondateurs n’excluent pas désormais “une sortie de cote de Mediawan”, après la prolongation de l’OPA du 9 au 22 octobre, a déclaré à l’agence de presse Pierre-Antoine Capton. Et d’ajouter, “le but de cette opération était de pérenniser l’ancrage français de Mediawan, c’est un vrai succès ; et grâce au consortium à l’origine de cette offre, qui inclut d’autres investisseurs français de long terme comme Bpifrance, nous allons pouvoir aujourd’hui imaginer, depuis la France, un groupe audiovisuel encore plus ambitieux à l’international ».

Ambitieux en matière d’acquisitions, mais aussi dans la production donc, le leader de la fiction en France est en train de construire un catalogue incroyable de 25 000 heures de programmes. Xavier Niel a d’ailleurs expliqué en juin dernier que le groupe a “agrégé en l’espace de trois ans près de 25 sociétés de production. Et d’autres acquisitions sont à venir”.

Pour rappel, le spac des trois comparses a fait une kyrielle d’annonces le 22 juin dernier. Mediawan est entré en négociations pour racheter Lagardère Studios et a officialisé, entre autres, l’acquisition d’une participation majoritaire dans Good Mood, producteur indépendant basé en Espagne, avec une ambition de créer un champion européen des contenus audiovisuels. Les fondateurs ont doncégalement lancé une OPA, pour renforcer leur position au sein du groupe via le rachat le 27% des titres ne leur appartenant pas.

 

Source : Le Figaro