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Brèves

Comment Canal+ a réussi un coup de maître face au cinéma français

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Canal+ a réussi à décrocher un accord à 160 millions d’euros, très favorable à la chaîne.

Maxime Saada, patron de Canal+, peut se féliciter. En mars, la chaîne cryptée a signé avec les professionnels du cinéma français un accord particulièrement avantageux, révélé par L’Informé. Ce texte, qui court jusqu’en 2027, fixe à 160 millions d’euros par an l’investissement de Canal+ dans le financement du septième art. Un montant en baisse de 27 % par rapport aux 220 millions versés en 2024, et en chute libre par rapport aux 260 millions investis il y a quinze ans.

Le nombre de films français préachetés par Canal+ tombe à 85 œuvres par an, contre une centaine auparavant. En 2024, la chaîne avait largement dépassé ce minimum en finançant 138 films. Par rapport à son « âge d’or » d’il y a quinze ans, la baisse globale atteint même 40 %. Certains producteurs ont tenté de relativiser cette réduction, avançant un recul limité à 16 % en excluant du calcul les chaînes C8 et OCS. Mais les chiffres globaux restent implacables : les budgets consacrés au cinéma français continuent de fondre.

En contrepartie de son financement, Canal+ exige désormais que les films concernés affichent la mention « avec le soutien essentiel de Canal+ » avant tous les autres partenaires. Un positionnement qui, pour certains, s’apparente à une forme d’allégeance symbolique, transformant chaque générique en vitrine publicitaire pour la chaîne. L’accord bénéficie aussi directement à StudioCanal, la filiale de production de Vivendi. Cette dernière est autorisée à dépasser le plafond légal de 25 % des investissements dans les longs-métrages européens, avec un surplus moyen de 5,5 millions d’euros par an. Une dérogation taillée sur mesure pour favoriser les grosses productions comme L’Amour ouf ou Bac Nord, au détriment des projets plus modestes.

Autre volet stratégique : les producteurs s’engagent à soutenir Canal+ dans ses démarches pour prolonger la durée des accords sur la chronologie des médias de trois à cinq ans. Une mesure qui, si elle est adoptée, consoliderait la position dominante de la chaîne face aux plateformes de streaming comme Netflix ou Disney+, qui cherchent à réduire l’avantage historique de Canal+.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

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Lucas Musset

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