Advertisement
Brèves

Fuite massive des données des abonnés Bouygues Telecom : le point sur la situation, les risques et la marche à suivre avec Cybermalveillance

Advertisement

Près de 10 jours après l’attaque pirate dont a été victime Bouygues Telecom, Cybermalveillance alerte sur les risques et bonnes pratiques à adopter. Le dispositif dévoile en détail les données concernées par cette violation.

Le 6 août dernier, Bouygues Telecom a confirmé avoir été victime deux jours plus tôt d’une cyberattaque ayant entraîné la violation de données personnelles de 6,4 millions d’abonnés. Aujourd’hui, Cybermalveillance.gouv.fr, le site Internet du dispositif national de prévention et d’assistance aux victimes de cybermalveillance fait le point sur la situation. Selon lui, ont été impactés  “certains des clients Grand Public de Bouygues Telecom dont une partie détenant un numéro SIREN”. Les clients de la division Entreprises de l’opérateur (Business et Pro) ne sont finalement pas concernés.

Cette attaque concerne notamment les données d’état civil : nom, prénom, date et département de naissance, civilité (pour les professionnels, ce sont celles du représentant légal de l’entreprise mais aussi pour  les professionnels, des données de l’entreprise comme la raison sociale et numéro SIREN.

Ont été corrompues également les coordonnées comme le numéro de téléphone mobile Bouygues Telecom, adresse mail, adresse postale, mais aussi des données contractuelles comme le type d’offre souscrite, la date de souscription, l’abonnement actif ou non, le mode de prélèvement et enfin les données bancaires : BIC et IBAN. Les mots de passe des comptes Bouygues Telecom et les coordonnées de cartes bancaires ne sont pas concernés.

Comme le prévoit notamment le règlement général sur la protection des données (RGPD), Bouygues Telecom doit informer individuellement l’ensemble des personnes concernées par cette violation de données personnelles. Bouygues Telecom a également déposé plainte et signalé l’incident à la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Une enquête préliminaire diligentée sur les instructions de la section J3 du Parquet de Paris est ouverte à la Brigade de Lutte Contre la Cybercriminalité (BL2C) de la Direction de la Police Judiciaire de la Préfecture de Police de Paris pour les infractions d’atteintes à des systèmes de traitement automatisé de données”, indique Cybermalveillance.gouv.fr. Pour l’information de ses clients,  Bouygues Telecom a mis en place une page Internet dédiée et un numéro vert (gratuit) : 0 801 239 901.

Les risques pour les abonnés

Selon Cybermalveillance.gouv.fr, les données volées pourraient être exploitées pour :

  • Des campagnes d’hameçonnage (phishing), par email, SMS, réseaux sociaux ou appels téléphoniques.
  • Des tentatives d’escroqueries reposant sur l’usurpation d’identité.
  • Plus rarement, un détournement de ligne téléphonique (SIM swapping) ou des prélèvements bancaires frauduleux.
  • L’organisme souligne qu’un message frauduleux utilisant vos véritables nom, adresse et IBAN peut paraître crédible et inciter à divulguer d’autres informations sensibles.

Les recommandations

Pour limiter les risques, les abonnés concernés doivent :

  • Faire preuve de vigilance face à tout message ou appel suspect. Vérifier systématiquement l’identité de l’interlocuteur via les canaux officiels.
  • Surveiller régulièrement leurs comptes bancaires, signaler immédiatement toute opération non autorisée et demander la suppression de l’autorisation de prélèvement concernée.
  • Contacter leur opérateur en cas de perte prolongée de réseau pour écarter un risque de SIM swapping.
  • Porter plainte en cas d’usage frauduleux des données et conserver toutes les preuves.
  • Saisir la CNIL si la protection des données leur semble insuffisante.
  • Envisager un recours collectif via une association agréée de défense des consommateurs ou de protection de la vie privée.

Cybermalveillance.gouv.fr rappelle que la prudence est de mise et qu’aucune urgence invoquée par un prétendu conseiller bancaire ou télécom ne doit justifier une transmission précipitée de données personnelles.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Maxime Raby

Advertisement

Articles récents

Canal+, Paramount, Warner Bros, Disney, NBCUniversal et TF1 poussent pour réguler les smart TV et assistants vocaux afin d’encadrer leur forte influence

Face au poids grandissant des géants de la tech dans l’accès aux contenus, plusieurs grands…

23 mars 2026

Amazon prépare son retour surprise sur le mobile avec un smartphone pas comme les autres

Plus de dix ans après l’échec du Fire Phone, Amazon prépare son retour sur le…

23 mars 2026

Antennes mobile et TNT incendiées : la justice tape fort, de la prison ferme requise

Deux prévenus jugés pour des incendies d’infrastructures télécoms et TNT risquent de lourdes peines. Le…

23 mars 2026

Orange officialise l’arrivée d’un nouveau président, son nom révélé

L'opérateur historique français annonce la future nomination de Frédéric Sanchez à la présidence de son…

23 mars 2026

Canal+ s’apprête à lancer deux nouvelles chaînes dans ses offres, dont une exclusivité Free jusqu’ici

Après un premier déploiement dans les offres Canal+ Caraïbes, Love Nature et Dog & Cat…

23 mars 2026

Free TV : 5 chaînes FAST récentes vont déjà disparaître, un message s’affiche chez les abonnés

Lancées il y a quelques mois, cinq chaînes gratuites financées par la publicité s’apprêtent déjà…

23 mars 2026
Advertisement