L’ARCEP annonce la tenue des enchères 5G fin septembre et lève une obligation pour les opérateurs

L’ARCEP annonce la tenue des enchères 5G fin septembre et lève une obligation pour les opérateurs

La date est presque fixée, les enchères pour les fréquences 5G se tiendront entre le 20 et le 30 septembre prochain. Le calendrier ayant été repoussé, Orange, Bouygues, Free et SFR auront une obligation en moins.

C’est acté. Les opérateurs pourront batailler pour acquérir le reste des fréquences 5G qui seront mises aux enchères à la fin du mois de septembre prochain, annonce l’Arcep. Les réserves de SFR et les propositions de Bouygues Telecom n’y auront finalement rien changé.

Initialement prévues pour le mois d’avril 2020, mais repoussée à cause du Coronavirus, cette phase d’enchère vise à attribuer le reste du spectre disponible aux opérateurs. En effet, Orange, Bouygues, SFR et Free se sont déjà vu attribués bloc de 50 MHz chacun, pour 350 millions d’euros. En septembre , c’est au total 11 blocs de 10 MHz qui seront vendus au plus offrant, avec un prix de départ de 70 millions d’euros pour chacun. Chacun de ces blocs se trouve dans la bande fréquences 3.4-3.8 GHz. Une seconde enchère pour déterminer le positionnement des fréquences dans la bande se tiendra en octobre et les autorisations seront délivrées fin octobre, début novembre.

Le but de ce nouveau calendrier est de permettre la commercialisation de la 5G d’ici la fin de l’année. Cependant, l’Arcep a levé une obligation pour les opérateurs, initialement prévue dans le cahier des charges : Orange, Bouygues, Free et SFR ne sont plus tenus de couvrir au moins deux villes avant la fin 2020. Le lancement des offres se fera donc à l’initiative de Free, Orange, SFR et Bouygues.

Tous les opérateurs n’étaient pas vraiment enthousiastes à l’idée de lancer la 5G cette année, après la crise sanitaire qu’a connu le pays. Martin Bouygues a pour sa part déclaré que la 5G ne servirait à rien avant 2023 et, se trouve dans une situation difficile puisqu’il veut utiliser des équipements Huawei pour déployer la nouvelle génération de téléphonie mobile, alors que ceux-ci pourraient être refusés par l’ANSSI qui n’a pour l’instant pas encore tranché. SFR, qui est dans le même cas vis à vis de ses équipements, considère également que le besoin en 5G ne se fait pas encore ressentir à court terme. De leurs côtés, Orange et Free étaient pour un lancement le plus tôt possible.