Orange annonce travailler sur la diffusion de l’application StopCovid et l’interopérabilité

Orange annonce travailler sur la diffusion de l’application StopCovid et l’interopérabilité

S’il dispose de son côté d’un prototype fonctionnel comme alternative pour freiner la propagation de la pandémie de Coronavirus, Orange contribue aussi au développement de l’application StopCovid du gouvernement.

C’est la mobilisation générale ! Afin de structurer et renforcer leur contribution au projet gouvernemental de mise en place d’une application mobile de traçage pour la gestion de la crise sanitaire contre le Covid19, “Inria, ANSSI, Capgemini, Dassault Systèmes, Inserm, Lunabee Studio, Orange, Santé Publique France et Withings créent l’équipe-projet StopCovid”, annonce ce matin dans un communiqué l’opérateur historique. L’Etat s’appuie donc sur des partenaires privés et publics agissant à titre gracieux.

Au sein de ce projet, en pleine phase de construction d’un prototype, les membres de cette équipe interviennent sur leur champ d’expertise. De son côté, Orange travaille sur “la diffusion de l’application et l’interopérabilité et apporte son savoir-faire sur l’écosystème mobile, mais aussi sur la sécurité des réseaux. L’Inria intervient pour sa part sur la coordination et le protocole de transmission, Capgemini sur l’architecture et développement back-end. Dassault Systèmes met à profit son expertise sur l’infrastructure souveraine de données qualifiée SecNumCloud. Withings planche de son côté sur les objets connectés, l’Inserrm sur les modèles de santé ou encore Lunabee Studio sur le développement des applications mobiles.

Mené sous la supervision de l’Etat et en interaction régulière avec les autorités de contrôle indépendantes, notamment la CNIL, le projet repose sur cinq fondements :

  •  L’inscription de l’application StopCovid dans la stratégie globale de gestion de la crise sanitaire et de suivi épidémiologique. StopCovid est une brique complémentaire qui fournit aux acteurs de la santé publique un outil d’aide à la décision pour la phase de déconfinement.  

  •  Le strict respect du cadre de protection des données et de la vie privée au niveau national et européen, tel que défini notamment par la loi française et le RGPD ainsi que la boîte à outils récemment définie par la commission européenne sur les applications de suivi de proximité.

  •  La transparence, qui passe notamment par la diffusion, sous une licence open source, des travaux spécifiques menés dans le cadre du projet. Ceci afin d’apporter toutes les garanties en matière de contrôles par la société : transparence des algorithmes, code ouvert, interopérabilité, auditabilité, sécurité et réversibilité des solutions. Ainsi, cette solution pourrait proposer des briques de base exploitables par tous les pays qui le souhaiteraient.

  • Le respect des principes de souveraineté numérique du système de santé publique : maîtrise des choix de santé par la société française et européenne, protection et structuration du patrimoine des données de santé pour guider la réponse à l’épidémie et accélérer la recherche médicale.

  •  Le caractère temporaire du projet, dont la durée de vie correspondra, s’il est déployé, à la durée de gestion de l’épidémie de Covid-19.