COVID-19 : Selon la Fédération Française des Télécoms “les réseaux en France tiennent, à la différence d’autres pays européens”

COVID-19 : Selon la Fédération Française des Télécoms “les réseaux en France tiennent, à la différence d’autres pays européens”

Selon le Président de la Fédération Française des Télécoms, les réseaux des opérateurs français tiennent le coup, ce qui ne serait pas le cas dans tous les pays

La restriction des déplacements individuels et le recours massif au télétravail, indispensables pour lutter contre la propagation de l’épidémie, entraîne une augmentation de la sollicitation des réseaux de télécommunications. Que ce soit par le développement du télétravail, des visio-conférences ou des usages récréatifs (films, séries, jeux en ligne), les français mobilisent davantage en cette période les différents réseaux de télécommunications, fixes comme mobiles.

En France, où les grandes plateformes vidéo, comme Netflix, YouTube ou myCanal, ont diminué leurs débits, la situation semble sous contrôle. Interrogé par Les Dernières Nouvelles D’Alsace, Arthur Dreyfuss, le président de la Fédération Française des Télécoms, explique : “Nous avons constaté dès les premières heures une augmentation sans précédent du nombre de connexions et cela se maintient tout au long du confinement. L’usage des plateformes des messageries type Messenger, WhatsApp, Zoom est multiplié au moins par trois, et même par moment par sept. Pour les réseaux de télétravail, de télémédecine, on est sur des progressions d’une incroyable ampleur. Le besoin de réseaux télécoms est vital pour travailler, pour se divertir, pour s’informer.”

Et selon lui, la France s’en sort mieux que certains de ses voisins. “Or à la différence d’autres pays européens, les réseaux en France tiennent, et contribuent à assurer la continuité du pays” assure-t-il. Selon lui  “c’est parce que les opérateurs ont investi 20 milliards en deux ans dans les infrastructures et ils s’engagent collectivement pendant cette période. Le réseau électrique s’est bâti en un siècle, en moins de dix ans nous aurons déployé la fibre et la 4G.”

Arthur Dreyfuss indique par ailleurs que “malgré les difficultés liées au confinement, les techniciens travaillent d’arrache-pied pour tenir les engagements, poursuivre les déploiements afin de mettre en service de nouvelles connexions, en particulier les antennes sur les 140 sites mobiles mutualisés en travaux. Mais nous faisons face à de nombreuses difficultés opérationnelles liées à la crise qui nous font évidemment prendre du retard.”