StopCovid : l’application du gouvernement nécessite plus de coopération de la part d’Apple

StopCovid : l’application du gouvernement nécessite plus de coopération de la part d’Apple

L’efficacité de l’application StopCovid voulue par le gouvernement reposerait sur la volonté des utilisateurs quant à son installation sur les smartphones. Mais elle dépendrait aussi de la levée de certaines contraintes techniques, ce qui n’apparaît pas gagné pour l’instant.

Pour accompagner les débuts du déconfinement de la population, prévu le 11 mai, le gouvernement aimerait que l’application StopCovid soit prête. Reposant sur le Bluetooth, elle doit aider à enrayer l’épidémie de coronavirus en dressant un historique des rencontres à risques, afin de pouvoir alerter les personnes potentiellement contaminées et les inviter à effectuer un dépistage.

Cédric O a une nouvelle fois évoqué les contraintes techniques pour assurer l’efficacité de l’application StopCovid, lors d’une audition à huis clos par la commission des Lois du Sénat. Le secrétaire d’État au numérique a parlé de la nécessaire coopération avec les géants Google et Apple, qui dominent le secteur des smartphones. Il faut en effet permettre à l’application d’utiliser le Bluetooth en permanence, autrement dit même lorsqu’elle n’est pas active, pour que celle-ci soit réellement efficace. Or, si Google apparaît ouvert, cela semble en revanche plus compliqué avec Apple.

D’après des propos rapportés par l’entourage, “si Apple levait les barrières techniques au développement de l’application”, il y a “bon espoir qu’elle soit prête le 11 mai”. “Il faudrait absolument débloquer ce point technique pour rendre StopCovid efficace”, indique une autre source citée par Les Echos. “L’État a besoin d’avoir cet accès technique qu’Apple lui refuse et ce n’est pas normal. Il s’agit d’un sujet de santé publique. Veut-on tuer l’application de l’État ?”, indique une source au fait des discussions entre l’État et Apple. Or, le temps presse, le projet d’application devant être débattu le 28 avril à l’Assemblée nationale et 29 avril au Sénat.

Rappelons qu’Orange se pose en alternative. L’opérateur a récemment indiqué avoir un prototype fonctionnel d’une telle application.

Source : Les Echos