Xavier Niel : “Il y a 25 ans, la révolution c’était internet, et on était là. Aujourd’hui, c’est l’IA, et on est bien décidés à être là aussi”

Xavier Niel : “Il y a 25 ans, la révolution c’était internet, et on était là. Aujourd’hui, c’est l’IA, et on est bien décidés à être là aussi”

Le groupe Iliad met les deux pieds dans l’IA avec l’ambition de créer un écosystème souverain en Europe via des investissements stratégiques. Son fondateur, Xavier Niel, révèle aujourd’hui le fond de sa pensée et ses ambitions.

“Quand une révolution tech éclate, on veut en faire partie”, l’inventeur de la première box triple play n’a pas loupé le coche de l’internet à la fin des années 90s, ses anciens concurrents s’en souviennent encore. A l’occasion de l’annonce ce 26 septembre du lancement en grand pompe de son groupe Iliad dans l’IA, Xavier Niel prend la parole dans une note et lève le voile sur ses ambitions : “Il y a 25 ans, la révolution s’appelait internet, et on était là. Aujourd’hui, elle s’appelle intelligence artificielle, et on est bien décidés à être là aussi . Vous commencez à nous connaître : quand on entre dans le jeu, c’est pas pour regarder le match se faire sans nous”.

Alors comment peser dans le marché de l’IA à l’heure où les géants américains font des pas des géants avec une avance considérable ? Pour le fondateur de Free, ” il faut de la puissance de calcul. Pour en avoir il faut des supercalculateurs. Et pour avoir des supercalculateurs, il faut investir. Investir massivement. iliad l’a fait.  Résultat : nous disposons aujourd’hui de la plus grande puissance de calcul Cloud dédiée à l’IA déployée à ce jour en Europe. Et ce n’est que le début”.

Si sa filiale Scaleway travaille au développement d’un Cloud européen depuis plusieurs années, le supercalculateur de l’américain NVIDIA pourrait lui permettre de créer un champion européen de l’IA, “nous le voulons et nous le pouvons”.

A ses yeux, “c’est une question de souveraineté : pour protéger nos données, on a besoin de plateformes implantées sur notre territoire. Seulement, il ne suffit pas de faire émerger un champion, mais tout un écosystème français. Parce que nous voulons y contribuer, nous allons donc créer un laboratoire de recherche en IA, en y mettant les moyens et en recrutant les meilleurs chercheurs”.

” On n’a pas envie d’avoir pour nos enfants des algorithmes qui reposent sur nos amis américains ou amis chinois. Ils sont fantastiques mais on n’a peut-être pas les mêmes règles ou les mêmes usages. (…) On a envie que nos algorithmes soient avec nos règles, avec notre méthode de fonctionnement », a-t-il par ailleurs expliqué à l’AFP et d’ajouter que la France dispose “des meilleurs écoles pour faire de la recherche et, ça, tous les Américains vous le diront”.

Fort de son expérience et d’investissements dans des start-up très prometteuses dans le secteur, Xavier Niel le sait, “vouloir devenir un champion de l’IA, c’est un pari un peu fou. Mais après tout, c’était aussi un pari fou,de vouloir rendre internet accessible à tous. Ça ne nous a pas vraiment freinés…”

Source : Iliad et AFP

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox