L’INA va lancer “Madelen”, son propre service de SVOD

L’INA va lancer “Madelen”, son propre service de SVOD

L’Institut National de l’Audiovisuel veut prendre sa part dans le marché de la SVOD, avec “Madelen”, un nouveau service qu’il présentera ce soir.

Loin des géants comme Netflix ou Disney+ qui arrivera prochainement, l’INA veut lancer un service de SVOD pour un public de niche, et non se confronter aux mastodontes américains.

Madelen ,la plateforme pensée “pour les passionnés de création audiovisuelle

L’objectif est déjà fixé pour l’INA, qui veut atteindre 50 000 abonnés sur sa nouvelle plateforme. Si le chiffre peut paraître important au vu de la concurrence qui fait rage dans le milieu, Madelen profitera tout de même de la base d’abonnés INA Premium, qui compterait autour de 15 000 abonnés.

Un changement de stratégie, explique Agnès Chauveau, directrice déléguée à la diffusion et à l’innovation de l’INA. ”  Là où INA premium s’adressait aux nostalgiques de la télévision d’antan qui voulait revoir des programmes, Madelen est fait pour tous les passionnés de la création audiovisuelle “. Ainsi, la cible s’étend également aux ” moins de 30 ans, branchés, férus de fiction, de théâtre, de documentaire et de concert. “.

Le service sera vendu à 2.99€ par mois à son lancement. Concernant le catalogue, on note une réduction concernant le nombre de titres disponibles par rapport à INA Premium. On compterait ainsi 12 000 programmes, contre 30 000 dans la précédente version. Ces contenus devraient être triés par catégorie, afin de proposer “une expérience immersive pour permettre de mieux découvrir les programmes“. L’INA donnera également carte blanche à quelques artistes afin de faire la promotion de sa plateforme. Ainsi, on pourra y retrouver par exemple Michel Hazanavicius qui parlera de Maigret.

La présentation des contours de Madelen se fera mardi soir et il reste à voir si elle trouvera bien son public. Si le prix n’est pas trop élevé, elle n’est pas la seule plateforme à se vouloir comme une “offre de complément” aux géants américains et le marché reste très concurrentiel, avec des géants comme Disney qui arrivent bientôt. Affaire à suivre donc.

Source : L’Opinion