Free compte créer dès cette année “un choc d’innovation et de simplicité” sur le marché des entreprises

Free compte créer dès cette année “un choc d’innovation et de simplicité” sur le marché des entreprises

Pas de retard. Free confirme son arrivée sur le marché des entreprises cette année avec des offres armées pour faire de l’ombre à Orange et SFR.

En route vers une nouvelle révolution ? L’annonce du rachat de Jaguar Network en janvier 2019 a en tout cas ouvert officiellement la voie à Free sur le marché B2B. L’opérateur de Xavier Niel souhaite trouver sa place dans un secteur où Orange domine outrageusement avec environ 70% de part de marché, suivi de SFR et ses 20%. “Nous lancerons nos offres cette année”, confirme aujourd’hui Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad dans les lignes des Echos.

L’ambition de Free est claire, à savoir réitérer les deux révolutions dont il fut l’auteur “il y a 20 ans sur le fixe et 10 ans sur le mobile”. Pour ce faire, l’opérateur l’assure, il va “créer un choc d’innovation, d’usage, de simplicité”. Pour Thomas Reynaud, “le marché entreprise est sclérosé dans un duopole depuis trop longtemps”. Par conséquent, Free a une carte à jouer “grâce à ses infrastructures et ses huit data centers en France”, précise-t-il.

Aujourd’hui le marché des entreprises est en pleine mutation, il représente 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Nouvel entrant, Bouygues Telecom s’arme également pour faire face à Orange et SFR. Force est également de constater une forte demande des entreprises et des PME pour basculer vers la fibre et la virtualisation des infrastructures. “Moins de la moitié des PME françaises sont connectées à la fibre, comme l’a souligné le rapport des parlementaires Eric Bothorel et Laure de la Raudière”, rappelle à ce propos Thomas Reynaud.

Il y a donc de la place. Restera ensuite à Free à grappiller des parts de marché. Son objectif à l’horizon 2024 est d’atteindre 4 à 5% de pda sur ce segment mais aussi 400 à 500 millions d’euros de chiffre d’affaires. Mais il ne faudra pas espérer une progression aussi vive que sur le marché grand public en 2012 : ” Nos gains de part de marché seront moins rapides que lors de l’arrivée de Free Mobile, car les entreprises sont malheureusement verrouillées par des contrats de très long terme”. Free se donne donc le temps de réussir.

L’opérateur s’appuiera pour cela sur deux acteurs de choix : tout d’abord sa filiale Scaleway, et Jaguar Network, fournisseur de services à très haute disponibilité à destination des entreprises et des marchés publics. Autre arme et non des moindres, plus 60 000 mètres carrés de datacenters détenu aujourd’hui en propre par Iliad.